Heureux les pauvres de cœur

Par les yeux de Dieu

L’humilité de ton cœur resplendira.

Par les yeux de Dieu

La chaîne de ton cœur se déliera.

Par les yeux de Dieu

La paix en ton cœur unique viendra.

Par les yeux de Dieu

Le repos en ton cœur l’habitera.

  Joanne YANG

Auteur

Vous trouverez ci-dessous ce qui a été publié par l'auteur que vous avez sélectionné

Author Archive by Aumônerie catholique Hmong de France

Témoignages recceuillis sur l’exposition du Père Yves Bertrais

Un très grand merci pour cette belle exposition qui nous a permis de nous approcher de la culture Hmong et de son histoire. J’ai été impressionnée par sa longue histoire 5000 ans et de son origine en Chine, puis de ses diverses migrations conséquences de persécutions, dans le Sud Est asiatique puis dans le monde et jusqu’à Orléans… Cela révèle les épreuves traversées tout au long de son histoire.

Je suis émerveillée par sa récente christianisation grâce aux Pères Bertrais et Charrier, Missionnaires OMI au Laos qui ont favorisé une inculturation dans le peuple Hmong et son essor aujourd’hui. Je me rends compte du défi pour que les jeunes générations puissent être pénétrés de leur culture

 Hmong tout en vivant  dans d’autres contextes culturels comme en France. Nous avons vécu un beau temps de prière animée pour les chants par un groupe de jeunes Hmong à la guitare avec 2 soeurs de l’Assomption; Cela nous a permis de rendre grâce ensemble de l’oeuvre de Dieu dans tous les coeurs et particulièrement chez nos frères et soeurs Hmong.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire… Merci pour ce temps fort partagé avec vous.

De tout coeur.

Coucou Pog, c’est Alan et Nyab.

On t’écris pour te remercier de nous avoir fais confiance et de nous avoir laisser témoigner pour le baptême d’Ashley.

C’est vrai que cela n’était pas facile pour nous de témoigner devant tout le monde mais grâce à ta bienveillance, nous sachons que nous avons encore beaucoup à apprendre venant de vous tous et qu’être parent chrétien est un rôle important pour Ashley. 

Cela nous a aidé à mieux connaître ce qu’est la foi et nous avons eu beaucoup de plaisir à défiler avec nos costumes traditionnels hmong. 

Nous avons beaucoup aimés l’exposition concernant le Père Bertrais et l’histoire des Hmongs. 

Cela nous a fais plaisir de voir que tout les hmongs de France de la communauté chrétiennes sont tous venu participer, que ce soit les aînées ou les jeunes.

Nous aimerions partager ce témoignage avec vous tous, nous sommes Teng et Tsai THO (Thoj Txawj Teem thiab Ntxhais) et nous résidons sur la commune de Belleville en Beaujolais dans le département du Rhône.

Après avoir travaillé en binôme dans le commerce alimentaire durant 15 ans, nous avons décidé de nous orienter dans la restauration mobile et nous sillonnons  aujourd’hui les routes du Beaujolais à bord de notre camion ambulant appelé Namtha en référence à notre village natal du Laos et aussi pour garder une trace de nos origines.

Teng est également en fonction de président de l’AECHCE (Association Echange-Cultures des Hmong Centre-Est) en région Rhône Alpes depuis novembre 2021 et nous œuvrons tous les deux au sein de l’association au service de la communauté Hmong et de l’Eglise avec le soutien d’une équipe dynamique que compose nos membres du bureau.

Nous sommes tous deux de la génération née au Laos qui a grandi en France.

Nous sommes arrivés en France entre 1977 et 1978 et nous avons été accueillis par les associations telles que la Croix Rouge et le Secours Catholique qui nous ont permis de nous adapter à la vie en France.

Originaire de la Saône et Loire tous les deux mais vivant à 50 kms l’un de l’autre, nos regards se sont croisés lors d’un banquet à Chalon sur Saône en 1991, nous ne nous sommes plus quittés depuis ce jour et nous avons décidé de nous unir civilement et religieusement peu de temps après notre rencontre.

Notre mariage catholique s’est déroulé le 7 août 1993 dans la commune de Chalon sur Saône dans le département de la Saône et Loire en L’église de Notre Dame par le Père Alain De Montjamont, aujourd’hui âgé de 97 ans.

Au début, le sacrement du mariage représentait pour nous la concrétisation d’une vie à deux, une relation de respect mutuel et de soutien reflétant l’amour du Christ pour l’Eglise et le témoignage de notre foi en Dieu.

Ce n’est qu’au fil du temps que la définition du mariage s’est révélée à nous dans le sens de notre vie à deux, de la naissance de nos enfants, de l’éducation que nous souhaitions leur inculquer, des obstacles qui se sont dressés sur notre chemin car nous avons aussi appris que la vie n’était pas teintée que de rose, qu’il fallait braver les dangers comme le Christ nous l’a prouvé par sa mort sur la Croix.

Durant ces trente et un an de mariage, nous avons puisé notre force dans notre foi, nous nous sommes rappelé notre promesse à Dieu à chaque instant de notre vie.

Nos parcours respectifs dans la foi de Dieu ont eu raison de nos choix et nous avons eu quatre magnifiques enfants éduqués dans la foi également jusqu’à la confirmation, ce qui nous a rendu très fiers d’eux.

Comme tous les couples, nous avons connu des péripéties, mais Dieu a toujours su mettre un indice sur notre chemin quand il n’y avait plus d’espoir, Il nous a nourri de sa parole qui nous a aidé à nous relever face à l’adversité.

Quand la maladie a frappé l’un des nôtre, c’est de nouveau vers Dieu que nos prières se sont tournées, c’est auprès de Lui que notre foi inébranlable s’est manifestée avec combativité.

A mille lieux de là, alors que nous étions dans l’obscurité c’est de Dieu que la lumière est venue naturellement à nous pour nous sauver, dans notre détresse.

Aujourd’hui le vrai sens du mariage se caractérise par les paroles que nous avons prononcé devant l’autel, des vœux échangés, de l’amour que nous portons à Dieu et de son amour inconditionnel pour nous par-dessus tout.

Les paroles prononcées devant Dieu nous ramène à cette force qui nous tire vers le haut, car pour le meilleur signifie probablement le bonheur d’une vie à deux, de l’harmonie constante d’un amour unique, d’une vie de famille équilibrée.

Tandis que pour le pire pourrait indiquer que sans notre foi, les difficultés qui se présentent à nous pourraient être destructrices dans le cours de notre vie.

Alors que vous vivons dans une société ou prime l’individualisme, la compétition, la foi nous a permis de revenir à notre vraie intention religieuse.

Nous aimerions à nous souvenir et garder de notre union au sein de la communauté catholique, la force et le courage et l’amour de notre Seigneur Jésus Christ qui nous ont lié à jamais à Dieu par le sacrement du mariage.

Pour finir en apothéose avec le verset de la Bible 1 Corinthiens 13 :4-7

« L’amour est patient, il est plein de bonté, il ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité, il pardonne tout, il croit tout, il espère tout et il supporte tout »

Vous remerciant à tous et à toutes.

C’est avec beaucoup de retard que je réponds à votre demande. Mais j’ai tellement découvert de choses méconnues dans cette exposition qu’il m’était nécessaire de remettre les choses dans le contexte de notre société d’aujourd’hui.

J’ai eu à 20 ans en 1970 l’immense bonheur de passer une année au Laos, dans le cadre du service à la Coopération, en remplacement du service militaire. J’ai travaillé dans une entreprise coopérative de menuiserie ébénisterie, la CTAL situé à Vientiane avec un homologue Lao, Oudom PHOXARATH originaire de Paksane. J’étais un « Farang » un peu particulier, ne faisant pas parti de la communauté française puisque je vivais avec les habitants et partageais leur vie quotidienne. Le responsable était le Père Brisq missionnaire OMI.

La situation politique était tendue, la pression des Pathet Lao était importante, Vientiane capitale du Laos connaissait un certain calme apparent dû à une présence internationale et restait sous l’hégémonie française. Les pères missionnaires oblats sont nombreux, venus pour évangéliser les laotiens, les difficultés politiques les rapprochent des grandes villes, mais chacun d’entre eux s’occupent auprès de chacune des ethnies. Les Hmong étaient une des ethnies laotiennes.

L’insouciance de ma jeunesse ne me fait voir que le conflit entre la fin d’un colonialisme culturellement dominant et un communisme envahisseur. Mais aussi un peuple d’une immense gentillesse très attentif à l’écoute de l’Evangile. A la différence de nous français qui aimons recevoir, vous laotiens vous partagiez ce que vous avez reçu.

Cette année laotienne m’a marqué à Vie, j’avais laissé ma fiancée en France, à mon retour je lui ai promis notre voyage de noce au Laos…. Nous nous sommes mariés en 1973, notre famille s’est agrandie, 4 enfants, aujourd’hui 12 petits-enfants, ce voyage de noces c’est fait 40 ans plus tard. A cette date les laotiens étaient déjà arrivés avant en France, des réfugiés politiques, après la prise de pouvoir des communistes. Nous avons eu le plaisir de retrouver Oudom et sa famille vivant en région parisienne. Nous avons partagé des moments de vie française et laotienne.

Voyage souvenir en 2016, après 15 jours dans la Grande Chine 1.5 milliard d’habitants, Shangaï, Beijing et la grande muraille, nous retrouvons le Petit Laos 7 millions d’habitants, en étant passés par Bangkok. Notre guide n’est autre que le petit frère d’Oudom, ce n’est pas un voyage touristique que nous vivons, mais la Vie laotienne dans ses coutumes, ses religions, sa terrible histoire de guerre, un pays magnifique de Vientiane à Paksé en passant par Luang Prabang.

Cette admiration pour le Laos et les laotiens me rend attentif à toutes les manifestations qui s’y portent, ainsi l’exposition sur les Hmong à l’église Saint Aignan d’Orléans début septembre. Ce fut une grande découverte qui a permis dans le contexte international de replacer ce peuple dans notre monde d’aujourd’hui. Si en 1970 les Hmong étaient, une ethnie laotienne, aujourd’hui les petits enfants des laotiens côtoyés à l’époque sont devenus des français, alors que leurs origines sont chinoises, de nouveau réfugiés politiques.

Le père Yves BERTRAIS missionnaire OMI s’est inscrit dans cette longue marche du peuple Hmong installé au Laos, il a apporté les moyens de la reconnaissance par la langue écrite, tout en partageant leur Vie au Laos, puis en France. La description par l’exposition, de ce vécu tant par les textes les photos et les objets sont bienveillants, réalistes de l’époque. La découverte de ce peuple Hmong en France aujourd’hui, m’a incité à approfondir mes connaissances sur votre histoire.

La domination française dans la période coloniale a apporté dans ces pays envahis une certaine culture que les laotiens, dont les hmong, se sont appropriés et adjoints à leur propre culture. J’ai pour témoignage cet immense voisinage entre la religion catholique et le bouddhisme. Vous migrants de l’époque avez participez auprès des français à la défense des libertés laotiennes, et vous avez été dépossédés de cette nationalité récente. Ainsi votre chemin de migrant c’est poursuivi vers d’autres pays. Nous vous connaissons aujourd’hui chez nous en France, mais vous êtes dans le Monde.

Il existe pour la France des ethnies engagées de façon similaire, je pense aux Harkis qui comme vous connaissent les méfaits de l’histoire dans leur pays d’origine. Mais combien de peuples dans le monde vivent ces errances ?

Mais restons avec vous peuple hmong du monde, vous êtes 20 millions à vivre sur notre terre dans une multitude de pays, autant que les 20 millions de juifs, peuple migrant depuis la nuit des temps. Par cette manifestation à Orléans c’est un message d’Espérance que vous apportez par cette intégration dans notre pays, sans oublier le partage de vos origines moteur des échanges culturels et religieux, en réalité la mondialisation par le Cœur.

Merci Chère Joanne

30ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année B

Voici les lectures de ce dimanche 27 Octobre 2024 proposées par le site AELF.ORG

Première lecture

« L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)

Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
Poussez des cris de joie pour Jacob,
acclamez la première des nations !
Faites résonner vos louanges et criez tous :
« Seigneur, sauve ton peuple,
le reste d’Israël ! »
    Voici que je les fais revenir du pays du nord,
que je les rassemble des confins de la terre ;
parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,
la femme enceinte et la jeune accouchée :
c’est une grande assemblée qui revient.
    Ils avancent dans les pleurs et les supplications,
je les mène, je les conduis vers les cours d’eau
par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.
Car je suis un père pour Israël,
Éphraïm est mon fils aîné.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
 (Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

Deuxième lecture

« Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;
il est établi pour intervenir en faveur des hommes
dans leurs relations avec Dieu ;
il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.
    Il est capable de compréhension
envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,
car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;
    et, à cause de cette faiblesse,
il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés
comme pour ceux du peuple.
    On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,
on est appelé par Dieu, comme Aaron.

    Il en est bien ainsi pour le Christ :
il ne s’est pas donné à lui-même
la gloire de devenir grand prêtre ;
il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,

    car il lui dit aussi dans un autre psaume :
Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek
pour l’éternité.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin.
    Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
    Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,
mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ;
il t’appelle. »
    L’aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
    Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
    Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

La collégiale de St Aignan pour notre exposition

Le choix du lieu d’exposition était un choix de conviction pour participer à la vie du diocèse d’Orléans. Le père Evêque Jacques Blaquart avait demandé que la collégiale Saint Aignan ouvre ses portes pour accueillir des temps d’exposition.

En juin 2024, il y a eu l’exposition sur le pagne africain avec les communautés africaines et avec l’aumônerie hmong, nous venons de clôturer l’exposition sur la vie du père Bertrais et les Hmong dans la foi en septembre 2024.

On vous emmène découvrir la vie passionnante du père Yves Bertrais/ txiv plig Nyiaj Pov à travers sa mission d’évangélisation du Laos jusqu’en France. Des témoins qui ont vu et entendu nous invitent aujourd’hui à rencontrer ces premiers baptisés Hmong  du village de la montagne des gaures au Laos

Il n’est point judicieux de prétendre avoir vu faire les choses alors que l’on n’en a seulement entendu parler.

Il n’est point confortable de prétendre savoir faire les choses alors que l’on n’a seulement vu faire.

Voici tout un chemin d’humilité à prendre pour apprendre à Voir pour mieux Entendre et mieux faire les choses dans notre vie.

Vous êtes venus aujourd’hui pour entendre et voir, maintenant il vous reste à faire, selon votre rythme, votre goût et votre talent. Quand vous aurez eu à faire, alors l’envie de faire entendre et voir aux autres votre « témoignage de foi » vous fera parler.

J’ai trouvé cette messe magnifique, très différente des quelques rares messes hmong auxquelles j’ai assisté. Il y avait beaucoup de fidèles, public varié. La messe était bien rythmée avec des chants hmong faciles à chanter en français, notamment les chants de la PU, l’Agneau de Dieu ( la Paix) avec les gestes par les jeunes, l’action de grâce.

A la fin de la messe, la dame devant moi m’a trouvée formidable parce que j’arrivais à chanter en même temps en français les chants hmong. Vraiment Bravo !   

Esther Ahoyo, paroissienne Don Bosco.

Témoignages des jeunes sur les sacrements pour l’exposition du Père Yves Bertrais

Je suis Paj Nag YANG, je suis née il y a 23 ans et j’ai grandi ici à Orléans. Mes parents ont décidé de me faire baptiser bébé et j’ai suivi le catéchisme jusqu’à ma confirmation. Tout comme mes deux grands frères aussi.

Tout restait encore flou pour moi dans mon cheminement dans la foi ; je me posais souvent des questions à savoir si Jésus et la Vierge Marie étaient vraiment là, à mes côtés.

Un jour, j’ai fait un rêve ; j’ai vu un monde devenir un désastre puis c’est là que la Vierge Marie d’une lumière éblouissante me disait : « Venez mon enfant, je vous protègerai. » Ces paroles m’ont beaucoup réconfortée. Depuis ce jour, j’ai entendu et je cherche à comprendre ce qui travaille mon coeur. J’ai eu envie de concrétiser ce qui nourrit ma foi en formant un petit groupe de choral avec quelques jeunes Hmong de mon entourage.

Par le biais du chant religieux, je cherche à grandir dans ma foi. Par les chants en hmong, cela m’aide à mieux comprendre ma langue maternelle et à la perfectionner. Je choisis ce chemin de foi comme pour répondre à ce que j’ai vu et entendu dans mon rêve.

La jeune génération de maintenant ne donne plus trop d’efforts sur nos traditions, nos cultures et même la langue, donc si on ne fait rien pour les plus jeunes, il y aura encore plus de personnes Hmong ignorant leurs propres racines et origines. Il me semble très important pour nous de pouvoir communiquer et transmettre à nos générations futures tous ces savoirs afin de ne pas perdre nos origines et de savoir qui on est et d’où l’on vient.

Avec le temps, la transmission seule par l’oral peut tomber dans l’oubli, donc pour mieux comprendre il faudrait aussi pouvoir mettre par écrit en français et en Hmong.

Nous sommes profondément reconnaissants envers les Pères Bertrais et Charrier qui nous ont donné le moyen de communiquer autant à l’écrit qu’à l’oral cette magnifique langue qu’est le Hmong. En effet, aujourd’hui, les aînés ne communiquent qu’avec cette langue et sans trace écrite ni traduction, nous, les enfants, serions incapables de comprendre sa signification.

Je m’appelle Cua Tshiab Catherine VANG, je suis une jeune femme Hmong née aux États-Unis et ayant grandi en France depuis l’âge de sept ans. Mon parcours est marqué par une double identité culturelle et spirituelle qui a façonné ma vision du monde et de moi-même.

Mon appartenance à la communauté Hmong est quelque chose de complexe. Bien que je sois fière de mes origines, je ne me suis jamais sentie particulièrement proche de la culture hmong. Ayant quitté les États-Unis à un jeune âge, mes souvenirs de la vie dans la communauté Hmong sont flous. En France, bien que ma famille ait maintenu certaines traditions, mon quotidien était largement influencé par la culture française.

Vivre en France m’a offert une perspective unique. J’ai grandi en naviguant entre deux mondes : celui de ma famille, riche en traditions et en histoire hmong, et celui de mes amis et de l’école, imprégné de valeurs et de coutumes françaises. Cette dualité a souvent créé un sentiment d’écart, comme si j’étais constamment en équilibre entre deux identités sans jamais pouvoir m’ancrer pleinement dans l’une ou l’autre.

Mon parcours chrétien ajoute une autre dimension à cette complexité. Je suis baptisée, mais je ne suis pas pratiquante. J’ai fait le choix d’être baptisée à l’âge de 15 ans, j’ai donc fait le choix de travailler ma foi chrétienne, mais je n’ai pas réussi à la développer au fil des années. Mon engagement chrétien se manifeste davantage dans des valeurs et des principes moraux que dans une pratique religieuse régulière. La spiritualité, quant à elle, garde une place très importante dans ma vie.

Aujourd’hui, je continue de naviguer entre ces différentes facettes de mon identité. Je me rends compte que mon appartenance à la communauté Hmong ne se mesure pas uniquement par ma proximité culturelle ou linguistique, mais aussi par l’héritage et les valeurs transmis par ma famille. De même, mon parcours chrétien, bien que non conventionnel, m’accompagne et me guide à ma manière.

Au-delà de mes origines et de ma foi, je suis profondément ouverte à la diversité du monde. Je crois fermement en l’importance de la tolérance et du respect envers toutes les cultures et religions. Mon vécu m’a appris que chaque personne a une histoire unique, et c’est en étant ouverts et tolérants que nous pouvons véritablement comprendre et apprécier cette richesse.

En fin de compte, je suis une jeune Hmong, Française d’adoption, et chrétienne par tradition et par choix moral. Mon parcours est unique, fait de croisements et de rencontres entre différentes cultures et croyances. Et c’est cette diversité qui enrichit ma vie et forge mon identité.

Je souhaite, à travers mon témoignage, démontrer que les origines et les croyances des autres peuvent différer des nôtres sans pour autant qu’elles cherchent à nous influencer. Il est essentiel de respecter les choix de chacun et de les accueillir avec bienveillance.

Je suis Quentin CHA, né dans une famille hmong catholique. J’ai quinze ans et je suis l’aîné de trois enfants.

Malgré mon jeune âge, j’ai la responsabilité de mon frère de deux ans de moins, atteint d’une maladie génétique rare, et de ma petite sœur de six ans.

J’ai été baptisé dès l’enfance et c’est peu à peu au fil des années que ma foi s’est réellement construite.

Un rêve marquant, à l’âge de trois ans, où je voyais Jésus crucifié, a éveillé en moi des questions profondes sur le sens de la souffrance et de la mort.

Mes expériences à l’aumônerie où j’ai fait ma profession de foi et ma confirmation avec Monseigneur Blaquard. Les pèlerinages à Vézelay, au Mont St Michel et à Taizé.

Ces moments forts de partage et de fraternité m’ont marqué et m’ont donné les bases de ma foi.

Concernant mon identité, j’ai grandi dans un environnement multiculturel, enfant, je parlais un peu hmong, mais j’ai vite oublié. Aujourd’hui, je comprends quelques mots et phrases, mais je ne parle pas couramment.

Récemment j’ai découvert la bande dessinée « Hmong” de Vicky Lyfoung. J’ai vraiment pris conscience de l’histoire de mon peuple et de tout ce que mes ancêtres ont traversé. Grâce à ce récit, je me sens plus connecté à mes racines et fier de mon héritage hmong.

Je souhaite continuer à explorer mes racines hmong et à approfondir ma foi catholique. Je crois que ces deux aspects de ma vie sont complémentaires et m’enrichissent.

Je suis convaincu que l’avenir est prometteur et que je peux contribuer à un monde meilleur, en étant fidèle à mes origines et à mes valeurs.

Deuxième weekend sur l’exposition du Père Yves Bertrais du 14 au 15 Septembre 2024

Nous avons clôturé cette belle exposition avec un défilé de costumes Hmong, danse traditionnelle et témoignages.

Défilé en tenues traditionnelles avec les aînés et les jeunes.

Les impressions recueillies des aînés :

  • Nous étions très émus de participer au défilé en portant nos vrais et authentiques costumes hmong de nos régions respectives au Laos. ( m et mme Tshu Hwj Yaj )
  • Nous étions très contentes de défiler et dommage que ça soit terminé trop vite ! ( une dame de Paris)
  • Je pensais que vous ne voudriez pas de nous en tant que « vieux ». ( Mme Nom Lis Yang )

Les impressions des jeunes issus de différentes confessions.

  • Une très belle expérience pour ma part, étant issu de la nouvelle génération ; cela m’a permis de découvrir mon origine, ma culture et la découverte de la religion. Une première d’avoir porté et défilé en habit traditionnel HMONG. J’ai envie de mieux connaitre mes origines et mon écriture hmong.

Kévin MOUA ( Bourges )

  • Une nouvelle expérience faite grâce à vous ; d’avoir défilé à l’église et d’avoir expliqué nos traditions. Avec une magnifique exposition.  Merci à vous !

 Lorine VANG ( Bourges )

  • Très belles découvertes, accompagnées d’une belle exposition. J’ai pu découvrir grâce à ce week-end plein de nouvelles choses et sur l’histoire des Hmong. J’ai aussi appris à défiler en portant pour la première fois des habits hmong. Ce fut une très belle expérience que je n’oublierai pas.

Thomas MOUA ( région parisienne )

  • Une très belle exposition avec un défilé et une danse hmong magnifiques. Un moment bien passé tous ensemble qui nous a tous fait plaisir !!

Kellia VANG ( Bourges )

  • Très grande découverte ! Après un long week-end épuisant mais ressourçant ! c’était une première pour moi de défiler mais ce fut une très bonne expérience !

L’exposition était très inspirante, cela m’a permis d’en découvrir plus sur nos origines et notre culture. Un grand bravo aux organisateurs qui peuvent être fières d’eux pour leur implication ! Encore un moment qui restera gravé dans ma mémoire.

Lenny XIONG ( Avignon )

29ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine I du Psautier) — Année B

Voici les lectures de ce dimanche 20 Octobre 2024 proposées par le site AELF.ORG

Première lecture

« S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours » (Is 53, 10-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur.
S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,
il verra une descendance, il prolongera ses jours :
par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
    Par suite de ses tourments, il verra la lumière,
la connaissance le comblera.
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
il se chargera de leurs fautes.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !
 (Ps 32, 22)

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

Deuxième lecture

« Avançons-nous avec assurance vers le Trône de la grâce » (He 4, 14-16)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    en Jésus, le Fils de Dieu,
nous avons le grand prêtre par excellence,
celui qui a traversé les cieux ;
tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
    En effet, nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de compatir à nos faiblesses,
mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché.
    Avançons-nous donc avec assurance
vers le Trône de la grâce,
pour obtenir miséricorde
et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 35-45)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
    Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
    Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
    Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
    Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
    Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

    Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
    Jésus les appela et leur dit :
 « Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
    Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
    car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

28ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine IV du Psautier) — Année B

Voici les lectures de ce dimanche 13 Octobre 2024 proposées par le site AELF.ORG

Première lecture

« À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)

Lecture du livre de la Sagesse

J’ai prié,
et le discernement m’a été donné.
J’ai supplié,
et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.
    Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ;
à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ;
    je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ;
tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable,
et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue.
    Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ;
je l’ai choisie de préférence à la lumière,
parce que sa clarté ne s’éteint pas.
    Tous les biens me sont venus avec elle
et, par ses mains, une richesse incalculable.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17)

R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :
nous serons dans la joie.
 (cf. Ps 89, 14)

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs
     et ta splendeur à leurs fils.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l’ouvrage de nos mains.

Deuxième lecture

« La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12-13)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    elle est vivante, la parole de Dieu,
énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;
elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,
des jointures et des moelles ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
    Pas une créature n’échappe à ses yeux,
tout est nu devant elle, soumis à son regard ;
nous aurons à lui rendre des comptes.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)

Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mettait en route
quand un homme accourut
et, tombant à ses genoux, lui demanda :
« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi dire que je suis bon ?
Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
    Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère.
 »
    L’homme répondit :
« Maître, tout cela, je l’ai observé
depuis ma jeunesse. »
    Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.
Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends ce que tu as
et donne-le aux pauvres ;
alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. »
    Mais lui, à ces mots, devint sombre
et s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.

    Alors Jésus regarda autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses
d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
    Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Jésus reprenant la parole leur dit:
« Mes enfants, comme il est difficile
d’entrer dans le royaume de Dieu !
    Il est plus facile à un chameau
de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
    De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
    Jésus les regarde et dit:
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »

    Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté
pour te suivre. »
    Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
nul n’aura quitté,
à cause de moi et de l’Évangile,
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre
    sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions,
et, dans le monde à venir,
la vie éternelle. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Appel aux dons pour Monseigneur Tito Banchong au Laos

A tous,

Aujourd’hui ou demain, nous préparons le retour de Monseigneur Tito Banchong à la maison. Les docteurs vont vérifier ses conditions vitales, feront des analyses sanguines et ses accès aux soins avant de le laisser rentrer.

Il est heureux de savoir que la personne qui s’occupe de lui a déjà préparé sa maison avec un lit adapté, une climatisation, des médicaments et un petit réfrigérateur pour ses besoins médicaux.

De votre côté, si vous pouvez l’aidez, nous avons besoin de dons pour :

  1. Payer ses médicaments qui lui seront prescrits par les docteurs car ils ne sont malheureusement pas remboursés par l’assurance maladie au Laos
  2. Payer une partie du salaire de la personne qui s’occupe de lui jour et nuit. Ce travail est réalisé depuis deux ans maintenant.

Veuillez demander à toutes les personnes susceptibles de nous aider et de le soutenir, d’envoyer leurs dons en liquide par transfert Western Union, ou par Moneygram à la Fondation Yves Bertrais dont le président est Txhiaj Vwj Yaj / Xia Vue Yang (sachez que ces dons sont exonérés des impôts).

Nous nous sommes arrangés avec le Cardinal Ling et les prêtres en charge du diocèse de Vientiane dans le cas où Msg Banchong devait nous quitter.

Ils sont tous prêts pour cet évènement. Nous avons également demandé aux Hmong catholiques de Nasala et Ban Nam Yarm de se préparer et de venir à Vientiane quand le jour viendra. Une cérémonie sera prévue en Hmong. Un accord favorable de leur part nous a été donné en retour.

Nous rentrons aux Etats-Unis le 2 Octobre 2024.

Xia Vue YANG TP Nyiaj Pov Foundation

27ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année B

Voici les lectures de ce dimanche 06 Octobre 2024 proposées par le site AELF.ORG

Première lecture

« Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)

Lecture du livre de la Genèse

Le Seigneur Dieu dit :
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul.
Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
    Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela
toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,
et il les amena vers l’homme
pour voir quels noms il leur donnerait.
C’étaient des êtres vivants,
et l’homme donna un nom à chacun.
    L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,
aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.
Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
    Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,
et l’homme s’endormit.
Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,
puis il referma la chair à sa place.
    Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,
il façonna une femme
et il l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors :
« Cette fois-ci, voilà l’os de mes os
et la chair de ma chair !
On l’appellera femme – Ishsha –,
elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »
    À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux ne feront plus qu’un.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)

R/ Que le Seigneur nous bénisse
tous les jours de notre vie !
 (cf. Ps 127, 5ac)

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
     l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.

Deuxième lecture

« Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,
nous le voyons couronné de gloire et d’honneur
à cause de sa Passion et de sa mort.
Si donc il a fait l’expérience de la mort,
c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.
    Celui pour qui et par qui tout existe
voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;
c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,
celui qui est à l’origine de leur salut.
    Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés
doivent tous avoir même origine ;
pour cette raison,
Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)

Alléluia. Alléluia.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous ;
et en nous, son amour atteint la perfection.
Alléluia. (1 Jn 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    des pharisiens abordèrent Jésus
et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
    Jésus leur répondit :
« Que vous a prescrit Moïse ? »
    Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme
à condition d’établir un acte de répudiation. »
    Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs
qu’il a formulé pour vous cette règle.
    Mais, au commencement de la création,
Dieu les fit homme et femme.
    À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
    il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
    Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
    De retour à la maison,
les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
    Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre
devient adultère envers elle.
    Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,
elle devient adultère. »

    Des gens présentaient à Jésus des enfants
pour qu’il pose la main sur eux ;
mais les disciples les écartèrent vivement.
    Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
« Laissez les enfants venir à moi,
ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
    Amen, je vous le dis :
celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
à la manière d’un enfant
n’y entrera pas. »
    Il les embrassait
et les bénissait en leur imposant les mains.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

26ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année B

Voici les lectures de ce dimanche 29 Août 2024 proposées par le site AELF.ORG

Première lecture

« Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
    le Seigneur descendit dans la nuée
pour parler avec Moïse.
Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,
et le mit sur les 70 anciens.
Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,
mais cela ne dura pas.

    Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;
l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.
L’esprit reposa sur eux ;
eux aussi avaient été choisis,
mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,
et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.
    Un jeune homme courut annoncer à Moïse :
« Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
    Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,
prit la parole :
« Moïse, mon maître, arrête-les ! »
    Mais Moïse lui dit :
« Serais-tu jaloux pour moi ?
Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple
un peuple de prophètes !
Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur.
 (Ps 18, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables.

Aussi ton serviteur en est illuminé ;
à les garder, il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m’échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :
qu’il n’ait sur moi aucune emprise.
Alors je serai sans reproche,
pur d’un grand péché.

Deuxième lecture

« Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Vous autres, maintenant, les riches !
Pleurez, lamentez-vous
sur les malheurs qui vous attendent.
    Vos richesses sont pourries,
vos vêtements sont mangés des mites,
    votre or et votre argent sont rouillés.
Cette rouille sera un témoignage contre vous,
elle dévorera votre chair comme un feu.
Vous avez amassé des richesses,
alors que nous sommes dans les derniers jours !
    Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers
qui ont moissonné vos champs,
le voici qui crie,
et les clameurs des moissonneurs
sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
    Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,
et vous vous êtes rassasiés
au jour du massacre.
    Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,
sans qu’il vous oppose de résistance.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser les démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
    Jésus répondit :
« Ne l’en empêchez pas,
car celui qui fait un miracle en mon nom
ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
    celui qui n’est pas contre nous
est pour nous.
    Et celui qui vous donnera un verre d’eau
au nom de votre appartenance au Christ,
amen, je vous le dis,
il ne restera pas sans récompense.

    Celui qui est un scandale, une occasion de chute,
pour un seul de ces petits qui croient en moi,
mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou
une de ces meules que tournent les ânes,
et qu’on le jette à la mer.
    Et si ta main est pour toi une occasion de chute,
coupe-la.
Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,
là où le feu ne s’éteint pas.
    Si ton pied est pour toi une occasion de chute,
coupe-le.
Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
    Si ton œil est pour toi une occasion de chute,
arrache-le.
Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
    là où le ver ne meurt pas
et où le feu ne s’éteint pas. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.