La Vigne du Seigneur

L’Humanité est la Vigne du Seigneur

Qui fait connaître à chacun le dur labeur.

A chacun qui sortira de son propre cœur

Tout le désir de connaitre le bonheur.

La Vigne plantée en terre y trouve demeure,

Etend ses sarments qui jamais ne meurent.

A chacun qui travaillera sans demander faveur

Aucune pour mériter la confiance du Seigneur.

Des larmes couleront des vraies âmes sœurs

Qui cherchent à récompenser les bons semeurs.

L’œuvre de Dieu qui veut voir tous les cœurs

Se transformer en un unique bouquet de fleurs.

                    Joanne YANG

Auteur

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Author Archive by Aumônerie catholique Hmong de France

28ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine IV du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 11 Octobre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« Le Seigneur préparera un festin ; il essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Le Seigneur de l’univers
préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,
un festin de viandes grasses et de vins capiteux,
un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
    Sur cette montagne, il fera disparaître
le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples
et le linceul qui couvre toutes les nations.
    Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.

    Et ce jour-là, on dira :
« Voici notre Dieu,
en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur,
en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous :
il nous a sauvés ! »
    Car la main du Seigneur
reposera sur cette montagne.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

R/ J’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
 (Ps 22, 6cd)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi,
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Deuxième lecture

« Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 12-14.19-20)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    je sais vivre de peu,
je sais aussi être dans l’abondance.
J’ai été formé à tout et pour tout :
à être rassasié et à souffrir la faim,
à être dans l’abondance et dans les privations.   
Je peux tout
en celui qui me donne la force.
    Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires
quand j’étais dans la gêne.
    Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,
magnifiquement,
dans le Christ Jésus.

    Gloire à Dieu notre Père
pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-14)

Alléluia. Alléluia.
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux pharisiens,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.’
    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’
    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.
    Le roi entra pour examiner les convives,
et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
    Il lui dit :
‘Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?’
L’autre garda le silence.
    Alors le roi dit aux serviteurs :
‘Jetez-le, pieds et poings liés,
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

    Car beaucoup sont appelés,
mais peu sont élus. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

OU LECTURE BREVE

Évangile

« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux pharisiens,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.’
    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’
    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

27ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 4 Octobre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 1-7)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Je veux chanter pour mon ami
le chant du bien-aimé à sa vigne.

Mon ami avait une vigne
sur un coteau fertile.
    Il en retourna la terre, en retira les pierres,
pour y mettre un plant de qualité.
Au milieu, il bâtit une tour de garde
et creusa aussi un pressoir.
Il en attendait de beaux raisins,
mais elle en donna de mauvais.

   Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda,
soyez donc juges entre moi et ma vigne !
    Pouvais-je faire pour ma vigne
plus que je n’ai fait ?
J’attendais de beaux raisins,
pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
    Eh bien, je vais vous apprendre
ce que je ferai de ma vigne :
enlever sa clôture
pour qu’elle soit dévorée par les animaux,
ouvrir une brèche dans son mur
pour qu’elle soit piétinée.
    J’en ferai une pente désolée ;
elle ne sera ni taillée ni sarclée,
il y poussera des épines et des ronces ;
j’interdirai aux nuages
d’y faire tomber la pluie.

    La vigne du Seigneur de l’univers,
c’est la maison d’Israël.
Le plant qu’il chérissait,
ce sont les hommes de Juda.
Il en attendait le droit,
et voici le crime ;
il en attendait la justice,
et voici les cris.

  – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)

R/ La vigne du Seigneur de l’univers,
c’est la maison d’Israël.
 (cf. Is 5, 7a)

La vigne que tu as prise à l’Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,
et ses rejets, jusqu’au Fleuve.

Pourquoi as-tu percé sa clôture ?
Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.

Deuxième lecture

« Mettez cela en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 6-9)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    ne soyez inquiets de rien,
mais, en toute circonstance,
priez et suppliez, tout en rendant grâce,
pour faire connaître à Dieu vos demandes.
    Et la paix de Dieu,
qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir,
gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.
    Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble,
tout ce qui est juste et pur,
tout ce qui est digne d’être aimé et honoré,
tout ce qui s’appelle vertu
et qui mérite des éloges,
tout cela, prenez-le en compte.
    Ce que vous avez appris et reçu,
ce que vous avez vu et entendu de moi,
mettez-le en pratique.
Et le Dieu de la paix sera avec vous.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
    « Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
    Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
    Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
    De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
    Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
‘Ils respecteront mon fils.’
    Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
‘Voici l’héritier :
venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !’
    Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
    Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
    On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
    Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !

    Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

26ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 27 Septembre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« Si le méchant se détourne de sa méchanceté, il sauvera sa vie » (Ez 18, 25-28)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur :
    « Vous dites :
‘La conduite du Seigneur n’est pas la bonne’.
Écoutez donc, fils d’Israël :
est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ?
N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
    Si le juste se détourne de sa justice,
commet le mal, et meurt dans cet état,
c’est à cause de son mal qu’il mourra.
    Si le méchant se détourne de sa méchanceté
pour pratiquer le droit et la justice,
il sauvera sa vie.
    Il a ouvert les yeux
et s’est détourné de ses crimes.
C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9)

R/ Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse. (Ps 24, 6a)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m’oublie pas.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Deuxième lecture

« Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-11)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,
si l’on s’encourage avec amour,
si l’on est en communion dans l’Esprit,
si l’on a de la tendresse et de la compassion,
    alors, pour que ma joie soit complète,
ayez les mêmes dispositions,
le même amour,
les mêmes sentiments ;
recherchez l’unité.
    Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,
mais ayez assez d’humilité
pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
    Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;
pensez aussi à ceux des autres.

    Ayez en vous les dispositions
qui sont dans le Christ Jésus :
    ayant la condition de Dieu,
il ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu.

    Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix.

    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

    afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,

    et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père.

    – Parole du Seigneur.

Ou bien, lecture brève :

OU LECTURE BREVE

Deuxième lecture

« Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-5)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,
si l’on s’encourage avec amour,
si l’on est en communion dans l’Esprit,
si l’on a de la tendresse et de la compassion,
    alors, pour que ma joie soit complète,
ayez les mêmes dispositions,
le même amour,
les mêmes sentiments ;
recherchez l’unité.
    Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,
mais ayez assez d’humilité
pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
    Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;
pensez aussi à ceux des autres.

    Ayez en vous les dispositions
qui sont dans le Christ Jésus.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
    « Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils.
Il vint trouver le premier et lui dit :
‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’
    Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
    Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière.
Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’
et il n’y alla pas.
    Lequel des deux a fait la volonté du père ? »
Ils lui répondent :
« Le premier. »

Jésus leur dit :
« Amen, je vous le déclare :
les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu.
    Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,
et vous n’avez pas cru à sa parole ;
mais les publicains et les prostituées y ont cru.
Tandis que vous, après avoir vu cela,
vous ne vous êtes même pas repentis plus tard
pour croire à sa parole. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Témoignage de madame Yaj Txiaj Hawj

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Mes parents se prénomment Tooj Xeeb Tsab et Ntxhoo Yaj. Mon père a décidé que notre famille se convertisse à croire en Dieu en 1963 au Laos. Mes parents aimaient et valorisaient leurs fils et leurs filles de manière égale. Dès l’âge de neuf ans, j’ai été envoyée avec une sœur aînée et deux frères à suivre ma scolarité dans la ville de Luang Prabang au Laos. Nous les filles, vivions chez des religieuses italiennes, tandis que les garçons logeaient chez des prêtres italiens.

Je m’appelle Npliaj Tsab et je suis madame Txiaj Hawj Yaj, femme de catéchiste. Mon mari et moi nous sommes unis et avons commencé notre vie commune en 1969 dans la province de Sayaboury au Laos. Nous avons eu six enfants dont trois fils et trois filles ainsi que quatorze petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Nous avons partagé une union empreinte d’amour et de soutien mutuel pendant quarante-trois ans. Mon mari est décédé en novembre 2012 à Metz en France, nous laissant mes enfants et moi dans le deuil.

Le temps a passé, j’ai vieilli et j’ai envie de vous confier qu’être épouse de catéchiste, c’est devoir soutenir le ministère du mari, l’encourager à se consacrer à la proclamation de l’Évangile de Dieu auprès du peuple Hmong et à répondre aux besoins de l’assemblée et de la communauté, notamment en prenant soin des malades.

L’épouse d’un catéchiste doit donner le bon exemple en faisant preuve d’humilité, de patience et de grandeur d’âme, et en témoignant du respect à son mari. Elle doit veiller avec soin à la propreté du foyer et s’assurer que son mari et ses enfants soient toujours vêtus avec soin. Elle doit apprendre à ses enfants l’obéissance, les bonnes manières et le respect envers leurs parents et les aînés, ainsi que la bienveillance envers les autres enfants de la communauté. En outre, elle doit servir de modèle positif en encourageant les enfants du voisinage à assister régulièrement à la messe du dimanche.

Lorsque les proches ou les invités du mari viennent au domicile, il convient de les accueillir avec le sourire et de leur préparer un repas. Si quelqu’un tombe malade en pleine nuit et vient réveiller le mari, celle-ci ne doit pas se plaindre ; au contraire, elle doit garder le sourire et soutenir les personnes qui sont dans le besoin. La femme du catéchiste doit faire preuve d’amour et de sollicitude, et venir en aide à l’assemblée ainsi qu’à la communauté, en particulier aux pauvres et aux orphelins privés d’amour parental.

Elle sait qu’il est important de nouer des liens d’amitié avec les femmes et les jeunes filles du village, et pas seulement avec les croyants car dans certains villages, des familles suivaient encore la tradition animiste. Il arrive qu’un catéchiste et sa famille s’installent dans un village où il n’y a aucune famille convertie à la Bonne Nouvelle de Dieu. Son épouse doit faire preuve d’une hospitalité sincère et ouvrir sa maison aux voisins et aux membres de la communauté qui viennent rendre visite au catéchiste. Il peut arriver que des visiteurs restent tard dans la soirée ; il faut alors faire preuve de patience.

En 1970 je n’étais qu’une très jeune femme au foyer ou une jeune épouse de catéchiste. Ce que je viens d’énumérer j’ai essayé de le faire et de mon mieux. A cette époque je ne pouvais penser quoi que ce soit car l’éducation de nos parents était ainsi pour nous. Ma vie en France m’a permis de faire le triste constat que la place et la valeur de la femme sont toujours mal considérées par rapport à l’homme de tout temps et dans le monde.

C’est tout de même bien regrettable pour toute cette génération de femmes Hmong. Les prêtres italiens comme les prêtres français n’avaient pas songé à cette perceptive de former aussi les femmes de catéchistes. Les former pour qu’elles puissent mieux porter avec leur conjoint la mission, à savoir par exemple, mener un temps de prière lorsque le catéchiste est absent, d’apprendre l’écriture hmong, chanter les cantiques, d’apprendre la couture avec les machines à coudre aux femmes et aux jeunes filles car dans ces villages reculés elles confectionnaient leurs vêtements à la main.

Durant ce temps de formation des catéchistes à la Maison Mère située à Luang Prabang au Laos, les épouses de catéchistes s’occupaient avec diligence à travailler le potager et à nourrir le bétail, de préparer tous les repas et de s’occuper d’élever et d’éduquer leurs enfants comme n’importe quelle mère hmong villageoise.

Je pense et je reconnais que les prêtres missionnaires de cette période étaient vraiment des parents pour nous et nous, nous étions comme leurs fils et belles-filles, nos enfants comme leurs petits-enfants. Nous étions plus de 70 personnes à vivre ensemble et nous ne nous soucions pas de manquer de nourriture car les prêtres pourvoyaient à tout. Ils nous reversaient une partie de leur traitement pour nous aider. Je leur dois tout et leur suis infiniment reconnaissante. Quand je repense à cette époque je ne peux contenir mes larmes car j’ai l’impression que c’était hier seulement. Parfois j’en viens à regretter que les prêtres n’aient pas eu ce projet de former les femmes de catéchistes mais après tout je pense qu’ils avaient déjà beaucoup à se préoccuper en ce qui nous concernait. Donc, je garde un souvenir ému de leur bienveillance et de l’aide apportée à notre peuple Hmong vivant dans des villages de montagnes isolées. Sans eux, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui.

A la maison Mère de Luang Prabang au Laos, où les catéchistes étaient formés à l’évangélisation, il y avait la messe à 8h du matin tous les jours et en fin de journée on se réunissait pour le chapelet. Nous rendions grâce à Dieu à chaque repas. C’est pourquoi nous devons toujours nous souvenir des paroles que notre Seigneur Jésus nous a enseignées :

Certes, nous devions travailler la terre et œuvrer pour nourrir nos familles et gagner l’argent nécessaire aux besoins de notre foyer.

Toutefois, nous devions aussi consacrer du temps à adorer Dieu et à assister à la messe, peut-être pas chaque jour, mais assurément le dimanche avec un cœur disposé à recevoir le Sacrement qui nourrit nos vies et nos âmes, nous conférant la grâce et la force spirituelle pour nous soutenir. Dans notre foi et notre confiance, la messe et le Sacrement constituent les dons les plus précieux et les plus puissants.

Avoir le Seigneur Jésus constamment à nos côtés nous assure un cheminement sûr et guide nos âmes vers le Royaume de Dieu au Ciel. Lorsque nous prions, nous ne devons pas nourrir de doutes ; au contraire, nous devons faire preuve d’une foi et d’une confiance sincères. Si nous demandons quelque chose à Dieu le Père et au Seigneur Jésus sans l’obtenir, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons nous rappeler que Dieu le Père et le Seigneur Jésus savent ce qui est le mieux pour nous, et qu’ils nous accorderont ce qu’il y a de meilleur.

Nous devons prier avec ferveur et tourner nos cœurs vers Dieu le Père et notre Seigneur Jésus, afin que la puissance et la grande force de Dieu demeurent en nous ; Il enverra alors son Saint-Esprit pour guider nos vies, nous permettant de surmonter toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés. Nous devrions prier fidèlement le Rosaire, car c’est une forme de dévotion vitale et d’une immense valeur. Lorsque vous priez le Rosaire, ne vous attardez pas sur sa durée ; voyez plutôt chaque « Je vous salue Marie » comme une lumière rayonnante guidant notre chemin vers Dieu le Père.

Notre Mère Marie est une Mère qui demeure constamment à nos côtés ; elle connaît chaque peine de nos cœurs et nous aide à surmonter toutes les difficultés en présence de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Elle intercède pour nous en lui transmettant nos prières.

Que la paix de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ demeure toujours avec vous.

Niam Xib Hwb Txiaj Hawj YAJ

Mr et Mme Yaj Txiaj Hawj

25ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine I du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 20 Septembre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 6-9)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;
invoquez-le tant qu’il est proche.
    Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.
    Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
    Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 144 (145), 2-3, 8-9, 17-18)

R/ Proche est le Seigneur
de ceux qui l’invoquent.
 (cf. Ps 144, 18a)

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Deuxième lecture

« Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1, 20c-24.27a)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères,
    soit que je vive, soit que je meure,
le Christ sera glorifié dans mon corps.
    En effet, pour moi, vivre c’est le Christ,
et mourir est un avantage.
    Mais si, en vivant en ce monde,
j’arrive à faire un travail utile,
je ne sais plus comment choisir.
    Je me sens pris entre les deux :
je désire partir
pour être avec le Christ,
car c’est bien préférable ;
    mais, à cause de vous, demeurer en ce monde
est encore plus nécessaire.

    Quant à vous,
ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)

Alléluia. Alléluia.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres :
tous acclameront sa justice.
Alléluia. (cf. Ps 144, 9.7b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait cette parabole à ses disciples :
    « Le royaume des Cieux est comparable
au maître d’un domaine qui sortit dès le matin
afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
    Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :
un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,
et il les envoya à sa vigne.
    Sorti vers neuf heures,
il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
    Et à ceux-là, il dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi,
et je vous donnerai ce qui est juste.’
    Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,
et fit de même.
    Vers cinq heures, il sortit encore,
en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :
‘Pourquoi êtes-vous restés là,
toute la journée, sans rien faire ?’
    Ils lui répondirent :
‘Parce que personne ne nous a embauchés.’
Il leur dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

    Le soir venu,
le maître de la vigne dit à son intendant :
‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers
pour finir par les premiers.’
    Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent
et reçurent chacun une pièce d’un denier.
    Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
    En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :
    ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,
et tu les traites à l’égal de nous,
qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’
    Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :
‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
    Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
    n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Ou alors ton regard est-il mauvais
parce que moi, je suis bon ?’

    C’est ainsi que les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

24ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine IV du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 13 Septembre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
 (Ps 102, 8)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

Deuxième lecture

« Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

23ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine III du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 6 Septembre 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang » (Ez 33, 7-9)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

La parole du Seigneur me fut adressée :
    « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
pour la maison d’Israël.
Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
tu les avertiras de ma part.
    Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
et que tu ne l’avertisses pas,
si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
lui, le méchant, mourra de son péché,
mais à toi, je demanderai compte de son sang.
    Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
et qu’il ne s’en détourne pas,
lui mourra de son péché,
mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur !
 (cf. Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lecture

« Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi » (Rm 13, 8-10)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
    La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    L’amour ne fait rien de mal au prochain.

Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Avis de décès en région Centre Val de Loire

Lien cagnotte : http://urlr.me/RQTngj

Programme des funérailles :

Samedi 12 septembre:
-10h Cérémonie d’accueil du défunt
Kab ke txais tus qauv

-20h Prière et cérémonie funéraire
Kab ke Teev Ntuj xa plig

-21h30 Diaporama de la vie de Ya Tsong Yeng
Témoignages, suivis de la veillée

Dimanche 13 septembre:
-10h Célébration de la messe par Père Antoine Chi Yang /txiv plig Cwj Vuam Chiv

-14h Prière du Chapelet

Lundi 14 septembre:
-10h Cérémonie religieuse à l’église « des Bordes » 45460 Les Bordes
suivie de l’inhumation au cimetière

La famille vous remercie de votre présence et de vos prières

Témoignage de madame Vaj Nyiaj Lwm

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Je suis une Hmong Lauj. Je m’appelle Maiv Yias.

Ma mère s’appelle Cib Xyooj et mon père Tooj Txim Lauj.

Je suis née le 12 mai 1952 au village de Hav Tshauv, dans la province de Noom Hej, au Laos. J’ai 73 ans.

Je suis le quatrième enfant issu de mes parents.

J’ai deux filles et six garçons. J’ai maintenant 22 petits-enfants.

Je n’ai pas encore d’arrières petits-enfants.

Je me suis mariée à l’âge de 14 ans environ. Mon mari et moi nous sommes mariés en février 1967 dans une église de Looj Ceeb.

J’ai passé ma vie avec mes parents à travailler pour subvenir aux besoins de ma famille.

Quand j’étais petite, ma famille n’était pas croyante.

Je vivais avec mon mari et j’ai été initiée à la foi chrétienne à Vientiane. J’ai également reçu le baptême.

A cette époque, les femmes hmong n’avaient pas accès à l’éducation.

Très peu  de femmes fréquentaient l’école des Sœurs.

Étant une fille Hmong n’ayant pas été scolarisée, j’étais en situation d’illétrée.

Je me souviens que je souhaitais apprendre à lire et écrire et j’ai donc demandé au Père Nyiaj Pov de m’en donner l’occasion.

Je n’arrêtais pas d’harceler le père alors il a accepté de me laisser essayer pendant un mois.

J’y suis allée, mais je n’arrivais pas à temps pour les travaux dans la maison du père, ce qui m’a donc amené à abandonner.

À cette époque où l’éducation n’était pas encore accessible, les femmes étaient perçues de manière défavorable par les Hmong. Elles n’avaient aucun droit.

Mon mari et moi sommes allés vivre chez le père pour qu’il puisse être formé pour devenir catéchiste.

Des femmes accompagnaient leurs maris. On était nombreux sous le même toit.

Étant analphabète, j’étais très triste. Ces choses m’ont affaiblie.

Je suis reconnaissante envers mon mari, car il m’a aussi soutenue à ce moment-là. Il m’a appris à être courageuse et à croire en moi. Grâce à lui, j’ai pu exprimer mes talents.

Plus tard, nous sommes allés vivre avec les Hmong dans leur village de Roob Kuj Twm.

Je me souviens des enseignements de mes parents quand j’étais petite : ils m’apprenaient à parler gentiment aux autres, à être bienveillante envers les personnes.

Alors, je parlais aux mères du village, j’allais travailler avec elles, je leur proposais de venir travailler avec moi, de s’entraider pour cuisiner et de gagner leur confiance.

Les Hmong du village ne souhaitaient plus que nous partions.

Le prêtre envoyait les enseignants vivre dans un quartier temporairement. Plus tard, il envoyait un autre couple d’enseignants.

La parole bienveillante résonnait en moi, et elle a fortifié ma foi dans ma vie.

J’étais persuadée que je devais bien parler à mes enfants et les éduquer avec douceur. Les enfants sont des enfants, ils ne comprennent pas comme les adultes

Si les enfants recevaient bien la parole bienveillante, ils seraient obéissants et se lieraient à moi. C’est pourquoi j’ai dit à mon époux de me confier la responsabilité de l’éducation des enfants.

Je ne savais pas lire et ni écrire, mais je crois que bien parler est un moyen d’inciter les autres à faire le bien.

Parfois, j’allais vacciner les villageois et je les aidais en leur donnant les médicaments.

Les diacres nous ont appris à vacciner. Avec de la détermination et quelques répétitions, nous y parvenions.

En 1974, nous sommes retournés à Vientiane.

Nous nous sommes toujours considérés au même niveau que chaque villageois.

Nous avons beaucoup d’enfants et recevons souvent des invités, mais j’apprends toujours à mes enfants à être calmes et sereins.

Etant donné que je n’ai pas fait d’études, je ne peux donc rien leur apprendre pour les aider. Cependant, j’ai toujours des paroles bienveillantes à leur égard.

Aujourd’hui, mes enfants sont déjà grands et s’ils ont des questions ils attendent toujours de pouvoir me les poser. Je leur transmets de bonnes valeurs, je leur dis des paroles encourageantes pour qu’ils aient la motivation d’étudier.

Partout où j’allais, que ce soient des parents, amis, tous me demandaient un conseil pour améliorer leur vie…

Je ne savais pas grand-chose, mais ils disaient vouloir un bon conseil de ma part pour les guider.

Ils utiliseraient mes paroles pour changer leur cœur… Ils ne voulaient rien venant de ma part, ils souhaitaient juste une parole bienveillante.

J’ai toujours pensé qu’il fallait être humble pour permettre aux autres de venir à soi et se sentir proches de soi. Le chemin de la générosité est très difficile, mais il faut le suivre tout au long de sa vie.

Faire le bien afin de recevoir une bonne parole et une bonne réputation tout au long de notre vie.

La patience est la clé de la victoire.

Je remercie le Seigneur Dieu car je crois fermement que l’Esprit de Dieu est en moi ; voilà pourquoi je peux être patiente.

Cela est ce qui me rend vraiment heureuse.

Mr et Mme Vaj Nyiaj Lwm

22ème dimanche du Temps Ordinaire (semaine II du Psautier) — Année A

Voici les lectures de ce dimanche 30 Août 2026 proposées par le site AELF.ORG

Lectures de la messe

Première lecture

« La parole du Seigneur attire sur moi l’insulte » (Jr 20, 7-9)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ;
tu m’as saisi, et tu as réussi.
À longueur de journée je suis exposé à la raillerie,
tout le monde se moque de moi.
    Chaque fois que j’ai à dire la parole,
je dois crier, je dois proclamer :
« Violence et dévastation ! »
À longueur de journée, la parole du Seigneur
attire sur moi l’insulte et la moquerie.
    Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,
je ne parlerai plus en son nom. »
Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur,
elle était enfermée dans mes os.
Je m’épuisais à la maîtriser,
sans y réussir.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9)

R/ Mon âme a soif de toi,
Seigneur, mon Dieu !
 (cf. Ps 62, 2b)

Dieu, tu es mon Dieu,
     je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi,
ta main droite me soutient.

Deuxième lecture

« Présentez votre corps en sacrifice vivant » (Rm 12, 1-2)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

    Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu,
à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –,
en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu :
c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.
    Ne prenez pas pour modèle le monde présent,
mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser
pour discerner quelle est la volonté de Dieu :
ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire,
ce qui est parfait.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même » (Mt 16, 21-27)

Alléluia. Alléluia.
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus commença à montrer à ses disciples
qu’il lui fallait partir pour Jérusalem,
souffrir beaucoup de la part des anciens,
des grands prêtres et des scribes,
être tué, et le troisième jour ressusciter.
    Pierre, le prenant à part,
se mit à lui faire de vifs reproches :
« Dieu t’en garde, Seigneur !
cela ne t’arrivera pas. »
    Mais lui, se retournant, dit à Pierre :
« Passe derrière moi, Satan !
Tu es pour moi une occasion de chute :
tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
mais celles des hommes. »

    Alors Jésus dit à ses disciples :
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix
et qu’il me suive.
    Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra,
mais qui perd sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
si c’est au prix de sa vie ?
Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
    Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges
dans la gloire de son Père ;
alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.