Le père Cwj Vuam Chiv dispose de ses week-ends depuis peu. Dans la semaine il s’occupe de l’administration des prêtres Oblats qui résident à l’Ephad dans la région lyonnaise tout en gardant le lien avec la maison Oblat.
Selon ses disponibilités, le père CV Chiv peut venir en visite auprès des commaunutés hmong qui le demandent. Il est important de pouvoir l’accueillir et de le présenter au sein de votre paroisse, auprès du curé.
De par votre responsabilité, il serait intéressant d’organiser un temps d’enseignement en hmong et français avec les membres de vos communautés.
Le père CV Chiv ne peut pas remplacer votre curé de paroisse ou le prêtre accompagnateur de votre communauté. Il vient en visite pour vivre avec les communautés hmong une co-célébration dominicale et un temps de partage autour d’un évangile en langue hmong et français.
« Habemus papam ! » Cela signifie que nous avons un Pape élu !
A tous les Hmong catholiques du monde entier, nous sommes heureux d’être en union de prières avec l’Eglise car nous avons un Pape Léon XIV qui est élu pour prendre la suite de l’Apôtre Saint Pierre.
Merci à Pape Léon XIV d’avoir prononcé ces premières paroles au monde entier : « Que la paix soit avec vous ! (…) que cette salutation de paix entre dans vos cœurs, qu’elle parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu’ils soient, à tous les peuples, à toute la terre.» »
Prions tous ensemble pour le Pape Léon XIV que l’Esprit de Dieu l’habite afin qu’il puisse mener à bien son Pontificat pour tous les chrétiens du monde.
Le Pape Léon XIV de sa vraie identité Robert Francis Prévost est américain, son père est d’origine française et sa mère d’origine italienne.
Je voudrais juste attirer votre attention en tant que familles catholiques sur le handicap. Rien n’est impossible à Dieu et ce que l’homme peut à son niveau pour rendre possible une démarche de catéchèse pour un enfant atteint d’un handicap.
Chaque enfant qui n’a pas la parole pour exprimer son désir de devenir « enfant de Dieu » peut le devenir par la demande de ses parents ou de la personne qui en a la charge.
Oui, cette démarche a été faite par les parents de Thibaut Cha pour son baptême, pour sa première communion, sa profession de foi et le 16 mars 2025 dernier sa confirmation.
A tous les parents qui ont un enfant porteur de handicap, restez dans l’espérance et la joie de voir votre enfant devenir celui de Dieu !
Renseignez-vous auprès de votre paroisse et/ou de votre diocèse pour vous mettre en lien avec la Pastorale de la santé.
Il y a des personnes vraiment formidables, avec ce don de transmission avec les gestes, le regard et des mots simples pour créer une connexion incroyable…
Voici les témoignages des 2 catéchistes qui ont accompagné Thibaut Cha. Merci à Patricia et Anne.
Thibaut, 10 ans, est polyhandicapé à cause de crises d’épilepsie depuis sa naissance, il ne parle pas, ne marche pas, ne s’alimente pas normalement, n’est pas scolarisé, n’aime pas qu’on le touche… la liste des « pas » pourrait être longue et pourtant quels pas il me fait faire sur mon chemin de foi et de vie!!
Lorsqu’Isabelle m’a demandé si je voulais bien accompagner Thibaut dans son chemin avec Jésus, j’ai ressenti 2 contradictions en moi:
je me disais « je ne sais pas faire, je n’ai jamais fait » et en même temps, « une nouvelle aventure commence! »
J’ai accepté dans la confiance et l’assurance que je ne serai pas seule!
J’arrive donc la 1ère fois avec une séance bien préparée avec du matériel adapté, que je croyais adapté, je crois maîtriser …
Et là, un chemin de conversion s’ouvre devant moi: je croyais amener Jésus à Thibaut mais Thibaut me révèle par sa fragilité, par son simple sourire que Jésus m’a devancée: Il est là!
A chaque fois, Martine, la maman de Thibaut est présente, bienveillante, attentive, active dans la communion que nous vivons.
Un chant, on bat la mesure, Thibaut sourit, paisible. Un texte d’évangile qui m’interpelle et que j’ai envie de lui transmettre: tout est simple, tout est donné, tout est gratuit…
On touche là au mystère de notre humanité avec laquelle Dieu veut être profondément en communion. Thibaut semble avoir un accès direct au mystère de Dieu parce qu’il n’a pas tout ce qui obscurcit ma/notre relation à Dieu.
Parfois on me demande ce que Thibaut comprend de tout ça, je n’en sais rien, je sais juste que je ne comprends pas tout de Dieu non plus, c’est un acte de foi que je vis à chaque fois.
Thibaut a fait sa première communion le 8 mai 2021, on était tous très touchés de sentir une profonde communion entre nous, avec Thibaut, avec Jésus-Christ!
« C’était ma plus belle communion! » me confiera alors Emilie. ( bénévole à la catéchèse )
Oui, ces petits, fragiles parce que porteurs d’un handicap, nous montrent Jésus et nous mettent en communion!
Patricia
Je ne sais ce que Thibaut désirerait vous exprimer. Je ne peux que vous partager comment j’ai été conduite à lui, et ce que je vis durant nos rencontres.
C’est Patricia, qui a eu l’audace, comme le nom du parcours diocésain, de proposer à ce jeune, après sa première communion, le chemin vers la confirmation. Elle m’a passé le relai, pour accompagner Thibaut dans cette démarche.
Le cœur à cœur avec les personnes porteuses de handicap, me nourrit, me réjouit, me reconnecte à l’essentiel : être en relation avec Dieu, source de toute Vie.
Alors, j’ai accepté l’aventure, même si je ne savais pas trop comment m’y prendre…
Faire confiance à l’Esprit…
Cependant, pourquoi, au début de nos rencontres, n’étais-je pas » satisfaite » de ce que j’avais consciencieusement préparé ? Pourquoi mes mots me paraissaient parfois si futiles, peu adaptés, voire maladroits ? Vers quel chemin me diriger pour atteindre son cœur ?
La réponse vint à moi, telle une évidence : le bouleversant sourire de Thibaut, rayonnant de l’Amour du Christ à l’état pur. C’est ce jeune de 14 ans, si différent, si fragile, qui m’offre une joie profonde et je reçois une infinie espérance. Quels sont ces mots, ces préparations si dérisoires ? C’est mon cœur que Thibaut attend…un cœur disponible qui laisse la place au travail de l’Esprit.
Je cite Origène, mentionné dans le parcours des jeunes confirmands :
« Quand Dieu fit l’homme au commencement, Il le fit à son image et à sa ressemblance. Genèse 1,26.
Et il n’imprima pas cette image à l’extérieur, mais au-dedans de l’être humain.
Faites resplendir en vous, maintenant, l’image de l’homme céleste ! »
Merci Thibaut de le vivre si naturellement !
La confirmation a eu lieu le 16 Mars 2025, ce fût une journée remplie de grâces .
Merci à toute la famille Cha, à son merveilleux sens de l’accueil, si généreux et chaleureux ainsi qu’aux délicieuses spécialités culinaires Hmong !
Le week-end du 1er et 2 février 2025, l’aumônerie Hmong de France s’est retrouvée à la Maison de la Parole:
13 rue porte Tavers à Beaugency en Centre Val de Loire chez les religieuses Ursulines pour vivre l’assemblée générale avec les communautés Hmong en France:
Il s’agit de la deuxième année de mandat que nous clôturons.
Nous étions une trentaine de personnes réunies pour échanger sur :
le devenir de l’aumônerie Hmong ( projets effectués/ à venir/ changement de statut)
la place que chacun est amené à prendre.( communautés / responsables régionaux etc…)
Et ce pour devenir « disciples-missionnaires », c’est-à-dire une personne engagée, responsable de sa communauté et soucieuse de donner l’information pour une meilleure communication qui rapproche.
Un souvenir lointain de cet homme, petit par la taille, mais un géant par sa résilience, sa foi en Dieu et son devoir de service envers les pauvres et les opprimés dans leurs croyances.
Aujourd’hui, il est parti pour toujours, et un souvenir me revient : lors d’une réunion familiale qui a eu lieu en 1975 dans le camp de réfugiés de Pua, en Thaïlande. Il était alors séminariste, rentré d’Italie où il étudiait la théologie. Il était venu rendre visite à sa famille dans le camp de réfugiés avant de rentrer au Laos pour être ordonné prêtre.
La famille lui disait de ne pas retourner au pays, car toute sa famille était partie en exil. Il pouvait toujours être ordonné prêtre et exercer son ministère auprès des siens et de la communauté en Occident.
Il a répondu : « Vous n’avez pas besoin de moi. Ceux qui sont restés au pays eux sont dans le besoin d’accompagnement dans la foi. Je dois rentrer au pays pour accomplir les tâches qui me restent à faire. »
Lors de sa venue en France en 1991, je l’avais accueilli à Orléans. Pendant nos échanges, je lui ai posé la question : « Tonton, quel est ton sentiment et ton ressenti concernant la période où tu étais emprisonné dans les camps de rééducation par le travail forcé ? » Il m’a répondu : « C’est une période de formation à l’université sur le sens de la vie religieuse. »
Je l’ai revu pour la dernière fois le 24 décembre 2024 sur son lit d’hôpital à Vientiane, lui disant aurevoir en tenant sa main droite pour la dernière fois.
Toute sa vie, il a souffert, a été emprisonné, et a rencontré de nombreux problèmes de santé. Mais il restera à jamais un témoin inlassable de la foi.