Viens à moi

Je compte tes larmes et tes sanglots déversés

Sous le poids du fardeau que la vie t’a donné.

Dans le silence de tes nuits j’entends ta voix

Qui m’appelle et crie en vain vers ma Croix.

 Je te vois et je sens ta foi animer ton cœur

Qui attend le miracle venant du Seigneur.

Tes louanges chantées et tes prières dites

Transpercent mon cœur doux sans limites.

Viens à moi car je connais ton âme affaiblie.

Viens et que la paix guérisse enfin ta vie.

                   Joanne YANG 

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Témoignage de madame Yaj Tswv Nkaub

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Parlez-moi de vous.

Je m’appelle Maiv See Thoj. Je suis née en 1953 dans le village de Roob Nyuj Qus, dans la province de Muas Loob au Laos. J’ai actuellement 72 ans. Le nom de ma mère est Npib Xyooj et celui de mon père est Npuag Foob Thoj. Je suis l’aînée de la famille. Mon mari est le diacre Yaj Tswv Nkaub. J’ai 5 filles et 3 fils. J’ai 25 petits-enfants et 7 arrière-petits-enfants.

Mon mari est venu me demander en mariage en 1967. J’avais 14 ans en ce temps-là. Le père Zoov Phooj était un prêtre d’origine italienne. Il vivait dans notre village et c’est lui qui a célébré notre union et nous a fait promettre de mener une vie religieuse. J’ai épousé un catéchiste et nous avons cohabité sous le même toit que le prêtre. A cette période, j’étais encore jeune et sans expérience. Cependant, il y avait également des conjointes de catéchistes plus âgées. Certains catéchistes étaient des hommes mariés, alors que d’autres, qui étudiaient pour devenir catéchiste, étaient célibataires. Le prêtre hébergeait des étudiants tout en donnant des soins aux malades.

Les femmes qui sont épouses de catéchistes n’étaient pas instruites. Elles étaient originaires des hauts plateaux, accompagnaient leurs maris qui étaient en apprentissage pour être catéchistes voire diacres. Nos filles Hmong sont particulièrement douées en matière de cuisine.

L’essentiel, c’est que lorsque plusieurs femmes cohabitent ensemble, elles se doivent de se respecter, d’éviter des propos désobligeants, ne pas colporter de ragots pour maintenir la paix, et de faire preuve de patience et de compréhension. Nous, les femmes, étions nombreuses et nous travaillions en binômes : deux femmes s’occupaient d’une tâche, deux autres d’une autre, et toutes s’entraidaient dans la préparation des repas. Étant donné qu’il y avait beaucoup de monde, au moment de préparer à manger, chacune devait se rendre à son poste sans attendre. Au moment de passer à table, tout devait être prêt pour le repas. Nous cohabitions depuis de longues années, sans jamais avoir de disputes ni de commérages. Le prêtre avait mis en place des règlements que tous étaient tenus de suivre pour vivre en harmonie.

Mon mari et moi sommes allés enseigner la catéchèse dans les hauts plateaux. Nous avons vécu dans le village de Nyoj Tub, qui est un grand village. Le prêtre donnait des médicaments aux catéchistes des montagnes. Si des villageois en réclamaient, il leur en donnait. Le matin, le catéchiste distribuait des médicaments ou faisait des piqures à ceux qui en avaient besoin. Après le déjeuner, il rendait visite aux personnes âgées malades à domicile, ainsi qu’aux croyants et aux non-croyants. Il visitait tout le monde qu’il connaissait. J’avais un potager et un champ de blé. J’élevais des poules, des cochons, des poissons, quelques canards.

Le catéchiste ne m’aidait pas dans mes tâches, il avait les siennes. Pendant la saison des récoltes de riz ou le désherbage, j’embauchais quelques femmes Hmong pour travailler avec moi dans les champs, et une jeune fille Hmong du clan Lauj pour s’occuper de mon enfant. Nous étions allés vivre du côté du pays ravagé par la guerre et nous nous étions cachés dans la forêt avec les Hmong pour construire quelques abris pendant quelques jours. Nous avions aussi emporté des hosties sacrées avec nous, de peur que les assaillants venaient à les jeter au sol, les piétinaient et fouillaient la maison. Les hosties étaient une chose de première importance.

Il arrivait parfois que le catéchiste ne soit pas à la maison, et je procédais également à faire quelques injections. Je le voyais pratiquer quotidiennement en aspirant le médicament dans l’aiguille et en l’injectant au patient. Lorsque je vivais avec ma mère, mon oncle était un catéchiste ; il réalisait des piqûres. Je l’observais lors de son activité, et il marquait d’une croix avec sa main l’endroit où il avait prévu d’insérer l’aiguille afin d’éviter de toucher la veine. Quand j’allais faire des injections, j’espérais aussi que la Vierge Marie m’aiderait à bien faire mon travail pour qu’il n’y ait pas de problèmes. J’ai également prié pour les malades. Parfois quand ils arrivaient et que mon mari n’était pas là, ils me demandaient instamment de les accompagner.

En effet, les Hmong ne voient pas la maladie comme étant causée par un virus ou une affliction. Même s’ils prenaient des médicaments, ils croyaient toujours qu’un esprit les persécutait et ne pouvaient pas attendre le retour du catéchiste. Les prêtres avaient l’habitude de prier pour les personnes âgées et les enfants, c’est pourquoi j’avais utilisé cette pratique. Concernant les rites funéraires chez les Hmong, ils diffèrent de ceux pratiqués ailleurs. Que nous vivions au Laos ou en France, c’est toujours la même chose car la situation est marquée de tristesse. Tandis que d’autres communautés ne ressentent ni crainte ni inquiétude, nous, en tant que Hmong, nous vivons une réalité différente. Chaque personne possède une âme, présente dans son corps, son sang, ses pensées et son esprit. Que ce soit au Laos ou en France, chaque fois que mon époux catéchiste doit assister à des obsèques pour accomplir les rites, je prie toujours Dieu de lui apporter son aide pour mener à bien sa mission, de veiller sur lui lors de son voyage de retour, ou de le préserver de la peur et de l’angoisse et de le garder en bonne santé.

Quand j’avais 9 ans, ma petite sœur est décédée suite à une prise de médicaments. Un jour, j’ai vu le père Paj Zeb tenant un chapelet. Je lui ai demandé ce qu’il allait faire ; il m’a répondu qu’il allait prier et réciter le chapelet pour demander à la Vierge Marie d’aider ma sœur à aller au ciel. Le père m’a demandé sije croyais que la Vierge Marie pouvait aider ma sœur. Je lui ai répondu que j’y croyais. Puis il est allé sur la tombe. Je l’ai revu plusieurs fois s’y rendre dans l’après-midi.

Je garde en mémoire les paroles du Père Paj Zeb sur le Rosaire. Elles ont fait naître en moi la foi et la confiance dans la puissance du chapelet. Depuis, je prie pour tous ceux à qui je pense, en particulier ceux qui traversent des épreuves, pour ma famille et pour moi-même.

Dans ma vie, je place ma confiance en Marie. Dès que je suis mariée, j’ai demandé à Marie de veiller sur ma vie, pour que je puisse voir grandir mes enfants et mes petits-enfants… En 2014, je suis allée à Lourdes, j’ai eu une révélation… J’ai réalisé qu’à mon âge, je n’avais pas remercié Marie ! Les larmes me sont montées aux yeux. J’ai pris le temps de présenter mes excuses et de remercier Marie, ma Sainte Mère, qui m’a accompagnée toute ma vie.

Quand je travaillais, je devais toujours prendre un peu de temps pour prier. Maintenant, je suis âgée, je ne travaille plus, j’ai le temps pour la prière. La prière est essentielle pour faire grandir sa foi et remplir la lampe de son cœur d’huile pour garder sa flamme ardente afin d’éclairer son âme le moment venu. Nous devons nous entraîner à être vigilants comme les vierges dans l’épisode de l’Évangile annonçant la venue de l’époux.

1 « Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.,

2 Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :

3 les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

4 tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.

5 Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

7 Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

8 Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”

9 Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

12 Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.,

Aujourd’hui, nous sommes âgés. Mon mari continue d’aider la communauté Hmong d’Orléans, la ville où nous habitons. Il continue à prier et à aider chaque fois qu’un problème survient. Je ne cesse de prier pour lui, espérant que tout se passe pour le mieux.

Je me souviens de l’année 1975, lorsque le pays a été dévasté. Nous ne vivions plus comme étant une seule famille ; nous avons tous quitté le pays pour vivre séparément et nous ne pouvions plus cohabiter sous le même toit. Nous continuons à penser les uns aux autres et partager nos nouvelles jusqu’à aujourd’hui.

Enfin, je remercie Dieu pour le Saint-Esprit qui nous a toutes aidées, nous les épouses des catéchistes et diacres, à nous respecter les unes les autres et à vivre ensemble pendant de nombreuses années sans aucun problème.

Création Association

Bonjour à tous

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de notre association depuis le 25 mars 2026.

ASSOCIATION POUR LA CULTURE ET LA FORMATION DES HMONG CATHOLIQUES DE FRANCE (ACFHCF)

Nous vous rappelons que le fonctionnement de l’Aumônerie ne change pas.

Témoignage de Foi – Kelly Ya

Le caté que j’enseigne auprès des enfants m’apporte énormément car je revis à travers eux, la foi chrétienne, l’apprentissage des bases de la Bible et très souvent, grâce à leurs questionnements, et au professionnalisme des catéchistes avec qui je travaille, les réponses qu’on leur apporte me permettent de me remettre moi-même en question et d’appliquer ce que Dieu nous demande de faire autour de nous. Je me nourris de cette foi chrétienne à chaque séance de caté et quand la matinée est terminée, je me sens joyeuse car le temps que j’ai passé avec eux m’a permis de me rendre utile : aux autres et aussi à moi-même.

Nous avons tous été « petits » et nous gardons cette enfance en nous malgré les responsabilités qui nous incombe avec le temps. Enseigner aux plus jeunes, ce ne sont pas que des mots et des textes, cela passe par le chant, la danse, les gestes, les mouvements. De transmettre de cette façon, par le chant et la danse, permet au plus jeune d’être acteur de leur foi et de mieux comprendre les paroles, les écritures. C’est transmettre pleine d’allégresse et ça réchauffe les coeurs.

J’ai débuté le bénévolat au caté à St Jean de Bosco avec très peu d’apprentissage derrière moi (2 années d’aumônerie quand j’étais au collège). Aujourd’hui, je peux dire que grâce à la persévérance, le soutien et la confiance des catéchistes avec qui je travaille, j’ai pu faire grandir ma foi, mon envie d’apprendre et d’écouter. Pas seulement d’entendre la Parole de Dieu mais l’écouter avec le coeur et garder cette Parole en moi pour la nourrir et la faire grandir. Ces années de bénévolat m’apportent à chaque fois énormément car je découvre et redécouvre des évènements bibliques à travers les séances de caté. Et les explications apportées aux enfants, je les applique moi aussi dans mon quotidien et grâce à tout cela, ma foi grandit.

Dans la communauté à Don Bosco, il y a une population très diversifiée car nous sommes un « peuple du monde ». Des origines différentes mais pourtant, avec un seul et même objectif qui nous rassemble : Dieu. Mes origines Hmong m’ont donné un cadre et je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes dans les coutumes que je transpose à la religion chrétienne. Et de cette réflexion, j’essaie de la transmettre aux enfants à travers le caté. Car nous avons tous à notre niveau, le pouvoir de faire grandir la foi en chacun de nous, et auprès de ceux que nous côtoyons. En tant que parent, nous l’enseignons à nos enfants, en tant que catéchiste, je l’enseigne à tous les enfants du caté, je les amène à réfléchir et à trouver leur propre identité tout en s’inspirant de leurs racines.

Kelly avec les enfants au caté

« NOTRE DAME DU LAOS » MESSE POUR LES MARTYRS DU LAOS

Nous avons la grande joie de vous informer que la communauté laotienne a obtenu la mosaïque de » Notre Dame du Laos » à Nazareth en Israël.

Nous avons été convié le samedi 5 avril 2025 dernier, à Fontenay-sous-Bois, à l’église de Ste Thérèse, a eu lieu une messe d’action de grâce pour annoncer la réalisation de la mosaïque.

Le cœur de nos frères et sœurs lao tressaillent de joie d’avoir accompli leurs deux projets : la plaque du Notre Père en langue lao et la mosaïque de Notre Dame du Laos.

 Pour notre cté Hmong, nous y voyons une espérance pour œuvrer dans le projet de la représentation de Marie en Terre Sainte.

Notre Dame du Laos,

Tu es là, au cœur de la vie de tes enfants lao.

Dans ton regard bienveillant tu les appelles,

Tu  les cherches pour les rendre heureux.                             

Dans le berceau de tes bras protecteurs,

Tu les portes éternellement par ta grâce reçue

Et ton amour immense travaille leurs cœurs.

AMEN

Joanne YANG

Le samedi 13 décembre 2025, les communautés vietnamienne/ lao/ thaïlandaise/ hmong ont été conviées chez les MEP ( Missions Etrangères de Paris) pour célébrer la messe pour les martyrs du Laos.

Depuis décembre 2016, chaque année, les dites communautés se retrouvent pour vivre ensemble un moment de prières par la messe, de convivialité par le partage d’un grand repas et de fraternité par la rencontre.

Ces 17 martyrs; des prêtres missionnaires français et italiens des congrégations OBLATS et MEP, un jeune laïc laotien et des catéchistes dont un qui est hmong.

Ces disciples missionnaires sont morts au nom de leur foi dans le pays du Laos.

Pour nous baptisés, faire mémoire de ces martyrs et prier tous ensemble pour eux et pour nos communautés nous renvoie à notre propre foi.

Une foi qui se doit de continuer à grandir pour ne pas oublier tous ceux qui avaient préparé le chemin.

Une foi qui unit pour rappeler que nous appartenons à un même Père Céleste.

Une foi qui se partage pour apprendre à mieux se connaitre et vivre ensemble.

        Joanne YANG, coordinatrice aumônerie Hmong de France.

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Témoignage de l’association AECHCE sur le Père Alain, accompagnateur de la communauté Hmong en région Rhône-Alpes.

Le Père Alain de Montjamont s’est endormi dans la paix du Seigneur le 31 octobre 2025 dans sa 99e année et la 74e année de son sacerdoce.

Les obsèques ont eu lieu le vendredi 7 novembre 2025 à 10 heures en la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Père Alain a évangélisé de nombreuses familles Hmong de Saône et Loire entre 1984 à Aout 1996 et a permis de nombreuses conversions.

Témoignage de la communauté Hmong :

Cher Père Alain,

C’est avec une grande peine que la Communauté Hmong a appris votre départ.

Vous êtes arrivés en 1984 en tant qu’Adjoint au Curé de Saint Cosme à Châlon-sur- Sâone.

Vous aviez en charge le service diocésain des migrants et donc la Communauté des réfugiés Hmong jusqu’à votre départ en août 1996.

Nous conservons un excellent souvenir de vous car vous avez été un prêtre dévoué à votre ministère. Nous admirons chez vous le don de votre personne au Seigneur et à l’Eglise, votre grande simplicité de vie et votre enracinement dans la Parole de Dieu.

Nos familles Hmong gardent en chacune d’elles des souvenirs partagés avec vous, qu’ils soient dans la joie ou dans la peine.

Votre attention aux personnes, en particulier aux plus petits et aux plus faibles ainsi que votre qualité d’écoute ont relevé beaucoup de personnes qui, aujourd’hui, vous remercient de votre main, tendue dans ces moments d’épreuves.

Ceux qui ont croisé votre route sont devenus des amis et pour eux, la Bonne Nouvelle de l’Evangile avait un visage, celui d’un Père qui les accompagnait sur les chemins de leurs vies : les mariages, les baptêmes, les confirmations et les funérailles… Mais chaque moment a été dans l’espérance.

Animé par le souffle de l’Esprit Saint, vous avez été ce serviteur et qui nous invite aujourd’hui, Frères et Sœurs, à travailler sans relâche pour construire une terre plus fraternelle, à retenir de vous, Père Alain, cette exigence d’une vie personnelle, en conformité à l’Evangile : la pauvreté, l’humilité et la contemplation du Christ présent en tout homme.

Il y a 3 ans, lors de votre anniversaire, nous nous réjouissions de vous voir, un jour, centenaire. Vous nous aviez répondu : « Oh que non ! J’ai hâte de rencontrer le Seigneur !»

Aujourd’hui, Cher Père Alain, votre désir est enfin exaucé :

« Que le Seigneur vous bénisse, et qu’Il vous garde ! Que le Seigneur fasse luire sa face sur vous et qu’Il vous accorde sa grâce ! »

« Cher Père Alain, bon et fidèle serviteur du Seigneur, vous pouvez entrer maintenant dans la joie de votre Maître. Prenez place à sa table »

Toute la Communauté Hmong s’unit dans la prière, à votre famille, à vos amis et à l’Eglise pour le repos de votre âme et elle vous dit : Merci, merci infiniment pour ce don de vous-même à vos Frères et Sœurs Hmong !! 

Congrès Mission à Paris

Le Congrès Mission s’est tenu à Bercy Paris les 7-8-9 novembre 2025.

Qu’est-ce-que c’est ?

c’est un carrefour de rencontres avec des catholiques, prêtres, religieux et religieuses venus de toute la France

pour découvrir, entendre, voir tout ce qui existe et qui fait vivre la foi aujourd’hui dans l’Eglise.

Des temps de tables rondes pour entendre des témoignages de foi sur différents thèmes, des villages ( stands) qui présentent leur mission, leur engagement,

des pépinières ( stands) qui présentent des idées nouvelles ou revisitées pour dynamiser les ctés.

A chacun de prendre ce qui lui semble réalisable  et adaptable au sein de sa cté, de sa paroisse, de son groupe.

J’y ai vu la place donnée aux jeunes qui témoignent et ceux qui ont chanté les chants de la messe avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. 

Voir qu’il y a des jeunes qui sont acteurs pour ce congrès mission m’a fait retenir la phrase suivante qui sonne comme une maxime:

 » C’est l’Eglise qui doit aller vers les jeunes et non les jeunes qui doivent venir vers l’Eglise. »

                     Joanne YANG, coordinatrice aumônerie Hmong de France

Témoignage d’un jeune chrétien Nathan XIONG

Camp Musique & Liturgie Bonjour, je m’appelle Nathan XIONG, j’ai 14 ans, je suis Hmong de France et je suis chrétien. Je vais régulièrement à la messe. Mon père étant animateur liturgique du secteur Notre Dame de la Bionne dans le diocèse d’Orléans (45), je l’accompagne à la guitare occasionnellement. Claudine Marseau catéchiste m’a parlé du Camp Musique & Liturgie, elle m’a expliqué que ce camp est une formation qui prépare les jeunes à l’animation de messe, cela dure 4 jours. J’étais réticent à vouloir le faire. Claudine et mes parents m’ont encouragé à le découvrir, le vivre. Je me suis donc décidé à y aller avec ma guitare et de surpasser mes appréhensions pour le Seigneur. Nous étions 55 jeunes de 12 à 17 ans, entourés d’animateurs. Le Camp Musique & Liturgie s’est passé à Beaugency chez les sœurs Ursulines. Elles nous ont super bien accueilli, elles ont prié avec nous pendant les laudes et les messes. J’ai appris beaucoup de choses que je connaissais déjà et de nouvelles choses comme la lecture de la parole, des chants en français et en latin, des veillées de louange, différents ateliers autour de l’animation. J’ai beaucoup apprécié les évènements car il y a eu des jeux, des ateliers et j’ai fait beaucoup de rencontres avec les autres jeunes, les animateurs et les prêtres. Nous avons tous tissé des liens d’amitié entre nous. J’ai vécu des moments de joie, de paix, personne n’a été laissé de côté, tout le monde s’entendait bien. Dieu nous a rassemblé autour de lui. Le dernier jour c’est terminé par une messe avec l’évêque Monseigneur Jacques Blacquart, où nous avons pu m’être en pratique tout ce que l’on avait appris durant le camp, ça a été une superbe célébration de messe. Il nous a ensuite envoyé en mission dans nos paroisses pour prendre la relève des anciens. Pour finir j’ai vécu une superbe expérience humaine, j’en garderai un bon souvenir. Je me suis dit : « Pourquoi pas participer une seconde fois au camp l’année prochaine ? » Je conseille à tous les jeunes de vivre cette expérience riche en émotions et en partage. Nathan XIONG.

Assemblé Générale de l’Aumônerie Hmong de France – Sanctuaire Notre dame de miséricorde PELLEVOISIN

Déjà 3 ans !

Notre équipe du bureau de l’aumônerie Hmong de France termine son mandat fin novembre 2025.

Un moment fort pour nous car ce fut 3 années riches de rencontres et de projets qui nous ont apportés beaucoup de joie.

Nous avons dit « OUI » à la mission comme Marie a dit « OUI » pour devenir la servante du Seigneur.

Afin de renforcer ce » OUI » qui nous anime dans la mission, nous avons choisi le sanctuaire de Pellevoisin, un lieu d’apparitions mariales 

pour témoigner de notre foi à travers le service d’Eglise.

Cet engagement auprès de nos familles hmong à travers la France nous donne à réfléchir pour l’avenir de nos jeunes dans la transmission

de la foi et de la culture.

Nous sommes 3 en plus du père Paj Lug à prolonger la mission d’un an pour essayer de finaliser au mieux les projets.

Rendez-vous fin 2026 pour connaitre le sort de l’aumônerie Hmong de France.

D’ici là, prions que le Seigneur travaille les coeurs hésitants à se manifester pour le « OUI » de la mission.

         Joanne YANG, coordinatrice aumônerie Hmong de France

Une nouvelle fois merci à nos jeunes qui ont participé à notre Assemblée Générale pour porter notre « Foi » dans le chant.

Partage du dîner avant la présentation de l’histoire d’Estelle Faguette par Frère François.

Messe célébrée par notre prêtre accompagnateur Txiv plig Paj Lug et Jean-Marie Dubernet responsable de la pastorale des migrants à Orléans.

Recueil sur la tombe d’Estelle Faguette avant notre départ