Catégorie

Vous trouverez ci-dessous les articles de la catégorie que vous avez sélectionné

Archives de catégorie Informations

« À travers le désert Dieu nous guide vers la liberté  » : message du Pape pour le Carême 2024

Message du Saint-Père pour le Carême 2024 : À travers le désert Dieu nous guide vers la liberté ».

Chers frères et sœurs !

Lorsque notre Dieu se révèle, il communique la liberté : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20, 2). C’est ainsi que s’ouvre le Décalogue donné à Moïse sur le mont Sinaï. Le peuple sait bien de quel exode Dieu parle : l’expérience de l’esclavage est encore gravée dans sa chair. Il reçoit les dix consignes dans le désert comme un chemin vers la liberté. Nous les appelons « commandements », pour souligner la force de l’amour avec lequel Dieu éduque son peuple. Il s’agit en effet d’un appel vigoureux à la liberté. Il ne se réduit pas à un seul événement, car il mûrit au cours d’un cheminement. De même qu’Israël dans le désert conserve encore en lui l’Égypte – en fait, il regrette souvent le passé et murmure contre le ciel et contre Moïse – de la même façon, aujourd’hui, le peuple de Dieu garde en lui des liens contraignants qu’il doit choisir d’abandonner. Nous nous en rendons compte lorsque nous manquons d’espérance et que nous errons dans la vie comme sur une lande désolée, sans terre promise vers laquelle tendre ensemble. Le Carême est le temps de la grâce durant lequel le désert redevient – comme l’annonce le prophète Osée – le lieu du premier amour (cf. Os 2, 16-17). Dieu éduque son peuple pour qu’il sorte de l’esclavage et expérimente le passage de la mort à la vie. Comme un époux, il nous ramène à lui et murmure à notre cœur des paroles d’amour.

L’exode de l’esclavage vers la liberté n’est pas un chemin abstrait. Pour que notre Carême soit aussi concret, la première démarche est de vouloir voir la réalité. Lorsque, dans le buisson ardent, le Seigneur attira Moïse et lui parla, il se révéla immédiatement comme un Dieu qui voit et surtout qui écoute : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel » (Ex 3, 7-8). Aujourd’hui encore, le cri de tant de frères et sœurs opprimés parvient au ciel. Posons-nous la question : est-ce qu’il nous parvient à nous aussi ? Nous ébranle-t-il ? Nous émeut-il ? De nombreux facteurs nous éloignent les uns des autres, en bafouant la fraternité qui, à l’origine, nous liait les uns aux autres.

Lors de mon voyage à Lampedusa, j’ai opposé à la mondialisation de l’indifférence deux questions de plus en plus actuelles : « Où es-tu ? » (Gn 3, 9) et « Où est ton frère ? » (Gn 4, 9). Le parcours de Carême sera concret si, en les écoutant à nouveau, nous reconnaissons que nous sommes encore sous la domination du Pharaon. Une domination qui nous épuise et nous rend insensibles. C’est un modèle de croissance qui nous divise et nous vole l’avenir. La terre, l’air et l’eau en sont pollués, mais les âmes sont elles aussi contaminées. En effet, bien que notre libération ait commencé avec le baptême, il subsiste en nous une inexplicable nostalgie de l’esclavage. C’est comme une attirance vers la sécurité du déjà vu, au détriment de la liberté.

Chants / Chorale

Lub koom cuab kev ntseeg Hmoob Fab Kis Teb tsim tau ib phab tso cov suab nkauj. Yog li no peb thov tso ua ntej cov suab nkauj yuav npaj hu rau thaj mes xas hnub tim 9 lub 3 hli 2024 uas yog lub sij hawm peb tuaj koom ntsib txiv plig Jean-Paul Havard nyob rau lub zos Baule hauv xeev Loiret.

L’Aumônerie Hmong de France a créé une catégorie chants. Nous vous proposons dans un premier temps les voix témoins pour les chants qui seront chantés lors de la messe du 9 mars 2024 pour la rencontre avec père Jean-Paul Havard à Baule dans le loiret.

SANCTUS

Tswv Ntuj,

Huab Tais Ntshiab, Tswv Ntuj kav tsoom hnub qub, koj nto koob meej puv lub ntuj lub teb.

Koj muaj txoj sia mus li nyob txheej ntuj saud.

Tus tuaj ntawm Huab Tais xub ntiag tuaj nto moo lug, nws muaj txoj sia mus li nyob txheej ntuj saud.

PSAUME / NKAUJ PAJ NRUAG

R/ Que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir !
 (cf. 136, 6a)

Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem
au sommet de ma joie.

PRIERE UNIVERSELLE / ZAJ TXAIS KEV THOJ NTUJ

Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre, ton église qui t’acclame vient te confier sa prière.

CHANT DE COMMUNION / NKAUJ TXAIS LUB CIM YUG

Nej yog kuv cov phooj ywg / Vous êtes mes amis

Txais/Refrain :

Nej txais thiab nej noj… nov yog kuv lub cev.

Nej txais thiab nej haus… nov yog kuv cov ntshav.

Yog kuv txoj sia uas kuv muab rau nej Nej yog kuv cov phooj ywg.

1. Kev thaj yeeb kuv muab~ rau nej

Puv npo hauv nej nruab siab.

Ces nej yuav muaj txoj kev zoo siab

Vim tias kuv hlub txog nej.     Txais

2. Nej ib leeg yuav hlub ib leeg

Yam li kuv tau hlub nej.

Ces luag yuav lees txais paub txog nej

Zoo l’ kuv cov thwj tim.         Txais

3. Kuv nyob nrog nraim nej txhua tus

Kom nej tawg paj txi txiv.

Ces nej yuav yog kuv cov tim khawv

Mus puv thoob lub ntiaj teb.       Txais

PREPARATION PENITENTIELLE / ZAJ KUV LEES TXHAUM

Refrain : Tswv Ntuj, kuv txais koj txoj kev zam, thov koj muab lub zog ua neej nyob hauv txoj kev hlub

AGNEAU DE DIEU / KEV THAJ YEEB / La Paix

Refrain : Kev thaj yeeb, yuav muaj koj lub ntsej muag.

                Kev thaj yeeb, yuav muaj tus yau tus hlob.

                Kev thaj yeeb, yuav yog koj, yuav yog kuv, yuav yog peb.

                Kev thaj yeeb, yuav yog txhua leej txhua tug.

ANAMNESE / CAV TXOG YES XUS TXIAJ NTSIM

Thaum peb noj cov~ mov no. Thaum peb haus lub~ ntim no.

Peb~ hawm peb tus Huab Tais uas peb ntseeg~ txog.

Huab ~ Tais Yes ~ Xus, peb nco txog koj txoj~ kev~ tuag.

Peb cav koj txoj kev sawv rov los. Peb tos txog hnub koj~ yuav rov tuaj.

Témoignage de Foi de Tcho

Bonjour à tous,
Le 16 décembre 2023, la communauté chrétienne laotienne a convié la
communauté chrétienne hmong d’Ile de France ainsi que l’aumônerie Hmong de
France à la messe des 17 martyrs de la foi au Laos, chez les Prêtres des Missions
Etrangères de Paris (MEP) dans le 6è arrondissement.
A l’ouverture de la messe, les prêtres, vêtus de blanc avec leurs étoles rouges, font
leur entrée en musique en suivant les cierges. Comme je les trouvais magnifiques,
on aurait dit des papillons qui sortent butiner des fleurs en suivant la lumière! Je
suis en admiration et bouche-bée devant tant beauté. J’ai l’impression de planer
avec eux et mes pieds ne touchent plus le sol… Ces religieux se divisent en deux
files, l’une vers les rangées de sièges à gauche et l’autre vers les rangées de sièges à
droite. Une fois qu’ils ont pris place, je vois un autre prêtre muni d’une canne
arriver lentement. Cette personne ne m’est pas inconnue. Mais…. c’est le Père
Antoine Sène() L’assemblée est composée de diverses origines, essentiellement des laotiens, thaïlandais, vietnamiens et… La messe est en français mais la lecture, les chants et les prières sont en laotien, en vietnamien et en thaïlandais et le chant de la communion en hmong avec l’orgue : « la vigne du Seigneur » psaume 79. L’Evangile : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10. 24-33) L’Homélie de ce jour, le prêtre retrace aussi la biographie de chacun des martyrs et leurs conditions de fin de vie durant leur mission d’évangélisation. Quand arrive au tour de THOJ Xyooj Paul, le père jette un regard vers nous et s’excuse de la mauvaise prononciation. Xyooj Paul, catéchiste accompagna l’ensemble des pères dans leurs missions d’assistance médicale et d’évangélisation dans les villages hmongs isolés. C’est sur le chemin du retour d’une des missions avec le père Mario Borzaga que Paul fit le sacrifice de sa vie afin de rester auprès du Père Borzaga. Il alla jusqu’au bout de sa foi chrétienne comme dans l’Evangile de St Jean (15:13) : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Leurs corps furent jetés dans un fossé. Durant ce temps de prêche, l’émotion est trop forte, j’en suis très émue et failli pleurer. Je sens la présence de ces 17 martyrs du Laos et particulièrement celle de Xyooj du père Mario comme s’ils étaient heureux de voir des hmong en ce jour de messe. Je suis fière et heureuse que nous nous sommes vêtus de nos habits hmong. A l’issue de la messe, je suis allée retrouver le père Antoine Sène() de la
congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Il est d’origine laotienne et parle
couramment le hmong. Son prénom hmong : père Vam Tuam et me raconte, en
hmong, ses séjours avec les hmong de la Guyane et de la Thaïlande. Nous nous
étions perdus de vue il y a plus de 30 ans et à l’époque il n’était pas encore rentré
dans les ordres. Nous nous rappelons encore notre session de formation biblique à
Bagnères-de-Bigorre et le cheminement vers Lourdes… J’ai également revue sa
sœur, une amie de longue date, nous avions évoqué nos souvenirs des camps d’été
avec des jeunes hmongs/laotiens.
Nous avons ensuite partagé le dîner avec l’ensemble des religieux et des fidèles
dans la convivialité. Repas composé de divers petits plats préparés par les
communautés. Une belle messe, émouvante et de riches rencontres.
Chers sœurs et frères, la messe des martyrs aura lieu tous les ans au mois de
décembre chez MEP et vous y êtes les bienvenus.
Aux amis présents à cette messe, je n’ai pas pu vous faire chanter «la vigne du
Seigneur» comme cela était prévu (c’est la première fois qu’on la chante avec la
musique) et j’en suis navrée, l’émotion était trop forte !
Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année et que Dieu nous
garde !
Tcho, de la communauté hmong chrétienne d’Ile-de-France

Une bonne nouvelle « NOTRE PERE » en HMONG en Terre SAINTE

« Voici un beau cadeau pour notre communauté hmong ! Nous avons l’immense joie de vous annoncer que la plaque du Notre Père en langue hmong vient d’être posée en Terre Sainte. Merci à la communauté des soeurs carmélites en Israël pour ce beau travail. Bonnes fêtes de la Nativité à tous et que le Prince de la Paix vienne dans chacune de vos maisons et dans chacun de vos coeurs ! »

Joanne YANG

1 ère Assemblée Générale du nouveau bureau chez les Ursulines à Beaugency dans le Loiret (45) du 29/09/2023 au 01/10/2023.

Dimanche 1er octobre 2023 – 26ème dimanche . Année A

Evangile selon Saint Matthieu, chapitre 21, versets 28 à 32.

          HOMELIE

           Un homme dit à ses deux fils: “allez travailler à ma vigne”. Le premier répond “je ne veux pas” mais, finalement, il y va. Le deuxième répond “j’y vais” mais, finalement, il n’y va pas.” Que pensez-vous de cette situation demande Jésus aux anciens et aux pharisiens?

          Les paraboles des évangiles utilisent des récits imagés pour nous rejoindre dans des situations que nous vivons. Ainsi la situation des deux fils peut-elle se rapporter à notre situation de responsables appelés à travailler dans la communauté catholique hmong vue comme  une vigne du Seigneur?

Pouvons-nous nous reconnaître par rapport aux attitudes des deux fils? On voit que l’un et l’autre, en fait, n’avaient pas franchement envie d’aller à l’ouvrage. Lors des AG ou l’on choisit les nouveaux responsables on constate qu’il y a des absents. N’a t’il pas fallu qu’on nous pousse un peu pour accepter d’être responsables car nous savions que le rôle est prenant, pas facile. Comment refuser si jamais on est élu? Est-ce qu’on va être à la hauteur? Sur qui pourra t’on s’appuyer? Certains responsables ont pu se retrouver isolés, critiqués et sans  soutien. Que faire alors: continuer ou partir?

          “Que pensez-vous?” demande Jésus aux anciens et aux pharisiens “lequel a fait la volonté du père”?  Les anciens et les pharisiens occupent souvent le rôle de personnages qui sont à l’honneur pour les responsabilités qu’ils occupent mais qui ont tendance à voir les autres de l’extérieur. Ils se contentent alors de distribuer les bons  et les mauvais points pour juger qui fait son devoir ou non,  sans chercher à comprendre.

Alors pour les provoquer à réfléchir, à se remettre en question,  Jésus ajoute: “Les publicains et les prostituées vous précèdent sur le chemin du Royaume de Dieu”. Oui, Jésus provoque! Qui est-ce qu’il donne comme bon exemple? Les publicains et les prostituées qui sont en bas de la société! Et pourquoi donc? Parce que, continue Jésus, ils ont cru à la parole de Jean le Baptiste. A ceux qui venaient vers lui Jean le Baptiste disait: “Convertissez-vous, le royaume de Dieu est  proche!” Ces hommes et ces femmes mal considérés ne sont peut-être pas devenus plus respectables dans la société mais ils ont ouvert leur coeur à Dieu, ils lui ont confié leur vie et leur avenir.

          Jésus nous déplace dans nos façons de penser.  Les anciens et des pharisiens qui occupent des responsabilités ont la  position suivante: ce qui compte c’est de faire son devoir.  Puis il y a l’invitation de Jésus à  être en priorité  ouvert à la parole de Dieu pour en vivre au quotidien. La recevoir comme du pain pour nourrir notre foi, comme une lumière pour nous guider dans nos responsabilités.

          Cette assemblée générale de l’aumônerie nous a permis d’échanger et de réfléchir à nos responsabilités, à nos difficultés, nos projets, nos possiblités. Ce temps de l’eucharistie nous recentre sur notre baptême et dans le service d’une communauté de foi.

Remarquons bien le début de la parabole: ce n’est pas un patron qui commande à ses ouvriers mais un père qui parle à ses deux fils. Un père qui aime ses enfants pour qu’ils grandissent, qui est patient, sans les juger, pour que chacun fasse son chemin de liberté et d’apprentissage.

          Travailler à la vigne du Seigneur n’est pas de tout repos. Mais n’est-ce pas une chance pour notre vie de foi? Pour commencer cette messe nous chantions:

“Koj tus uas ntshaw txoj sia. Oh koj xav muaj kev kaj siab

Los ua leej tub txib siab ncaj ncees. Ua raws li nws lub siab zoo qhia”

“Toi qui aimes la vie, toi qui veux le bonheur,

Réponds en fildèle ouvrier de sa très douce volonté”

T.P. JPH

Témoignage de Foi de Kia LY FOUNG

Bonjour, je suis Kia Ly Foung, je voudrais vous parler du pèlerinage à Lourdes que les hmong d’Orléans ont vécu avec d’autres personnes.

Le 5 juin 2023, nous étions 11 personnes de la communauté hmong catholique d’Orléans à partir en pèlerinage à Lourdes avec l’association AMICITIA du Loiret. C’est une structure qui organise des pèlerinages à Lourdes pour les malades avec des aidants. Nous avions séjourné dans un établissement d’accueil où nous avions été très bien reçus. Tous les jours il y avait un temps d’échange sur notre foi.

Les pèlerins étaient de diverses origines et nous avions eu à un moment donné un temps de partage d’environ 1H30. C’est lors de ce moment de partage que j’ai entendu des témoignages qui m’avaient touché et fait grandir dans ma foi. En effet, trois personnes avaient rendu grâce à la Vierge Marie en témoignant que la prière les avait aidé à dépasser les épreuves de la maladie, les soucis de la vie. Elles avaient promis à Maman Marie de devenir des serviteurs du Seigneur. Leurs prières ont été entendues et elles sont devenues de humbles servantes du Seigneur sur les pas de Marie. Ces personnes avaient professé fort que le Seigneur est là, vivant ; si tu pries et que tu crois alors tu recevras des grâces. Rappelons-nous que si nous croyons vraiment et que nous demandons au Seigneur alors nous recevrons. A la suite de ces témoignages, je restais en joie de savoir que ces personnes avaient vraiment la foi. Je m’interrogeais à savoir si j’avais vraiment la foi et si j’étais une personne pieuse. Je pense que les hmong pourraient apprendre à prier comme ces 3 témoignages le disent pour que notre foi ne reste pas fade. Prier Marie en promettant de devenir de bons serviteurs du Seigneur. Aujourd’hui, à l’image de Thomas, j’ai vu et entendu alors je crois.

Rappelons-nous de toujours rendre grâce au Seigneur car Il est le Tout Puissant au ciel.

                                            Kia Ly Foung

A la rencontre de Mi Yang

Le 9 septembre 2023, est un jour rempli de joie pour deux amies qui se revoient près de 50 ans plus tard. Mi Yang et Joua Vang se sont prises dans les bras, la voix emplie d’émotion les ramenant à l’époque de leur enfance au Laos.

Des larmes de joie témoignant de leur vie de jeunes filles hmong marquée par l’évangélisation.

C’est grâce à la venue du Père Yves Bertrais dans les années 1950 chez les Hmong dans leur montagne. Il est venu et à appris le Hmong, a créé l’écriture utilisant les caractères Latin pour les hmong et a commencé à répandre peu à peu la Bonne Nouvelle.

Mi Yang et Joua Vang sont deux jeunes filles hmong qui font parties des familles qui ont abandonné l’ancienne pratique pour se tourner vers ce nouveau chemin de foi. L’installation des pères OBLATS au Laos a permis à toute une génération de jeunes filles et de jeunes garçons Hmong d’être scolarisés pour apprendre à écrire le hmong et le français et le Lao ; d’avoir tout simplement accès à l’éducation.

Joua Vang fait partie de celles qui ont pu avoir une éducation chez les religieuses canadiennes at italiennes. Elle avait 9 ans quand elle a commencé sa scolarité.

L’éducation est semblable à cette petite lumière qui te permet d’avancer sur ton chemin. Joua Vang est devenue une mère de famille Hmong. Elle sait intimement que l’éducation qu’elle a eue et la foi qu’elle a reçue ont travaillé son cœur à toujours être au service selon la volonté du Seigneur. Ce qu’elle a reçu elle le porte avec humilité. Toute sa vie jusqu’à maintenant, elle s’est vouée à être proche des gens pour leur apporter l’aide et le service en tant qu’interprète.

En 1962, le père Yves Bertrais a envoyé en études en France Mi Yang et May Yang, deux jeunes filles Hmong des montagnes. Elles ont quitté leur familles et se sont installées chez les religieuses à Saint Gildas-des-Bois, près de Nantes.

Elles ont commencé par le collège. Mi Yang a suivi sa scolarité dans l’école qui était un « juvénat » réservée pour les jeunes filles qui se destinent à devenir religieuses. May Yang a obtenu son certificat dans la filière « Ménagère » qui comprend tous ce qu’une maîtresse de maison se doit de savoir accomplir.

Mi Yang est devenue la première jeune femme hmong à obtenir son Baccalauréat en 1969. Dès qu’elle a obtenu ses résultats, les deux jeunes filles sont rentrées au pays. Mi Yang est revenue vivre dans la discrétion auprès des siens. Pour un temps court, elle est retournée à travailler dans les champs et à nourrir les poules et les cochons.

L’éducation qu’elle a reçue a été la voie de sagesse qui lui a permis d’avoir une ouverture d’esprit et de comprendre qu’elle se devait d’aider le père Yves Bertrais pour la traduction de la Bible. Plus tard, elle a aidé à la correction pour la nouvelle version Bible 2002. Elle a aidé le père Yves Bertrais pour la nouvelle version du Notre Père et du « Je vous salue Marie ». Depuis l’année dernière jusqu’à aujourd’hui, elle travaille à la révision des lectures dans le lectionnaire Hmong.

Mi Yang a mené sa vie de mère de famille Hmong aux Etats-Unis. Elle porte avec dévotion tout ce qui concerne la foi.

Aujourd’hui, le Seigneur a réunit deux amies de longues dates, séparées depuis l’exil du Laos alors qu’elles n’étaient que deux jeunes filles, ici en France. Une amitié et un respect profond ne disparaissent jamais à travers les années parce qu’elles savent au plus profond de leurs cœurs qu’elles sont devenues des humbles servantes du Seigneur.

Merci Seigneur, tu aimes le peuple Hmong des montagnes. Merci d’avoir œuvré pour que les Hmong aient accès à l’éducation et pour qu’ils puissent montrer la voie à ceux qui ne te connaissent pas encore.

Merci à toi Mi Yang, tu as été sans le savoir un modèle de modestie pour toute une génération de femmes Hmong aux travers des décennies écoulées pour nous permettre de découvrir la vérité dans notre foi et dans notre vie.

Joanne Yang

Temoignage de Foi d’Alexis YANG

Bonjour, je m’appelle Tub Tsheej et je voudrais vous dire comment la prière m’a aidé à guérir…

Tout a commencé le dimanche 25 septembre 2022, ce jour-là je ne me sentais pas très bien alors que je n’avais rien fais de mon week-end. Je sentais des fourmillements partout dans mon corps, de la tête aux pieds et cela est venu d’un coup. Avec le temps (3 mois plus tard), ma santé ne s’arrangeait pas, au contraire cela s’aggravait. La douleur était mon lot quotidien. Je ne pouvais plus me déplacer normalement si ce n’était à l’aide d’une canne. Mon moral était à zéro et j’étais très triste car les médecins ne trouvaient pas de remèdes à mon mal ; un cas comme le mien n’a jamais été connu de la médecine.

Un week-end, mon grand-oncle avec sa femme et une autre grande tante d’Orléans sont venus me voir pour faire un temps de prière en famille. Cela m’a énormément apporté car ils m’ont partagé l’amour que le Seigneur met en nous, tout simplement par la prière, par le geste de nous tenir la main … En nous tenant la main, formant un cercle, cette énergie d’amour qui fait battre nos cœurs, ils l’ont fait parvenir jusqu’à moi qui étais faible dû à la maladie.

Je suis ensuite allé chez mes parents à Nîmes pour être aidé et entouré.

J’ai prié chaque soir que le Seigneur me vienne en aide et ça a marché ! Pour moi,  Dieu m’a vraiment entendu car désormais je vais beaucoup mieux. Je n’ai pas retrouvé ma force à 100% mais ma santé est stable et globalement je me sens mieux.

Je suis baptisé et j’ai aussi fais ma première communion mais j’avais oublié Dieu alors que Lui ne m’a jamais oublié et Il a répondu à mon appel quand j’avais besoin de lui.

Depuis, je prie beaucoup plus souvent et je remercie le Seigneur de m’être venu en aide. Le fait de prier me permet d’être plus serein et me sentir mieux au quotidien…

Voici l’histoire de ma maladie, cela aura duré en tout 7 mois. Je remercie toutes les personnes qui ont été là pour moi lorsque ça n’allait pas et en particulier ma petite amie qui a été toujours à mes côtés ainsi que mes parents qui ont tout fait pour que je guérisse.

Témoignage de FOI

Ma petite Famille

 » Je suis Martine, baptisée depuis bébé et fait ma première communion, mais comme beaucoup à l’adolescence on se rebelle, on s’éloigne de la foi et on ne prête plus aucune attention à ce qu’être chrétien.

Mariée, lorsque j’ai eu mon premier enfant Quentin, je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai voulu le faire baptiser afin qu’il grandisse dans la foi. J’ai commencé à retourner aux messes les dimanches, sans plus.

Puis il y a eu Thibaut, handicapé depuis sa naissance. J’ai été longtemps dans le déni, je me disais: « tout va bien ce n’est qu’un retard dans ses acquis ».
Mais les années passent et rien. Jusqu’au jour où on nous annonce qu’il est atteint d’une maladie rare « hémiplégie alternante ». Alors je me demande: « pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? »
Il n’y a eu aucune réponse à nos questions, même les spécialistes non pas su nous répondre.

Je me suis alors tournée vers Jésus, j’avais besoin de croire.
De croire aux miracles, de croire que je ne suis pas une mauvaise personne, de croire que ce qui nous arrive est juste, de croire en l’espoir.

Thibaut nous a beaucoup appris de la vie. L’amour est bien plus fort que tout. Toutes les personnes qui ont rencontrés Thibaut nous disent que ce petit est vraiment une bénédiction. Car malgré son handicap il a une force incroyable, c’est lui qui nous unis, qui nous pousse à devenir meilleur en toute positivité et à voir toute la beauté du monde.

J’ai alors demandé à faire ma confirmation, j’avais 30 ans. L’Esprit Saint s’est pas peut-être manifester de suite, mais j’ai mis un peu de temps à le reconnaître.

Bien plus tard avec beaucoup d’hésitation, April est arrivée dans la famille. Un rayon de soleil mais en même temps une tornade qui a renversé notre train-train quotidien. Car malgré l’amour qui pouvait y avoir, notre vie était figée et tournée en fonction de Thibaut.

Quentin étant en âge de faire sa profession de foi, il est entré à l’aumônerie et moi aussi par la même occasion en tant qu’animatrice. Je ne connaissais rien, une vraie débutante qui n’avait jamais ouvert la Bible mais j’avais envie de vivre cette aventure avec mon fils. On a vécu ensemble des beaux moments de partages, de rencontres, de pèlerinages.

Aujourd’hui, j’accompagne les jeunes dans leur cheminement vers la foi et cela me fait vivre aussi pleinement ma foi, ma conversion.  »