La Vigne du Seigneur

L’Humanité est la Vigne du Seigneur

Qui fait connaître à chacun le dur labeur.

A chacun qui sortira de son propre cœur

Tout le désir de connaitre le bonheur.

La Vigne plantée en terre y trouve demeure,

Etend ses sarments qui jamais ne meurent.

A chacun qui travaillera sans demander faveur

Aucune pour mériter la confiance du Seigneur.

Des larmes couleront des vraies âmes sœurs

Qui cherchent à récompenser les bons semeurs.

L’œuvre de Dieu qui veut voir tous les cœurs

Se transformer en un unique bouquet de fleurs.

                    Joanne YANG

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Témoignage de la messe avec le Pape Léon XIV à Paris (septembre 2026)

« QUAND L’ESPRIT RASSEMBLE ET QUE LE CHRIST SE DONNE »


Le 26 septembre 2026 restera pour moi une journée profondément marquante.
À la grande messe célébrée place de la Concorde à Paris, où près de 800 000 fidèles étaient réunis, j’ai eu la grâce d’être sollicité, avec deux autres personnes de notre paroisse Notre-Dame d’Alfortville, pour servir comme l’un des 3 000 ministres extraordinaires de la communion.


Pour un événement d’une telle ampleur, les chiffres donnent presque le vertige : 500 000 hosties avaient été confectionnées, soit plus d’une tonne de pâte (source : France Télévisions) ! Chaque service avait été minutieusement préparé. Quelques jours auparavant, nous avions reçu par courriel notre secteur d’affectation, le déroulement de notre mission ainsi que les consignes pour récupérer notre accréditation.
Mais au-delà de cette logistique exceptionnelle, ce que je retiendrai surtout de cette journée, ce sont les moments où j’ai ressenti avec force la présence de Dieu.


Le premier fut dans notre tente, près du Grand Palais. Avec notre équipe, nous avons assisté à la consécration des hosties par le prêtre référent. À cet instant, au milieu de toute cette ferveur et de cette foule immense, je me suis senti comme dans une bulle. Ces hosties que nous allions ensuite porter aux fidèles venaient d’être consacrées. J’ai vécu ce moment comme une véritable intimité avec le Christ, présent au milieu de nous.


Puis vint le moment où je remontais la grande avenue des Champs-Élysées, face à l’Arc de Triomphe, tenant dans mes mains le ciboire contenant les hosties consacrées, illuminées par les rayons du soleil d’automne.
De chaque côté, une foule dense et fervente était retenue derrière les barrières de sécurité. Et pourtant, malgré le nombre impressionnant de personnes, un profond silence de recueillement régnait autour de nous. Je marchais avec ce ciboire dans les mains, conscient de ce qu’il représentait, et j’avais la sensation d’être hors du temps.


Enfin, il y eut le moment de la communion.
Devant moi défilaient des milliers de fidèles venus recevoir le Corps du Christ, de tous âges, de toutes origines, de toutes conditions sociales, mais animés par une même foi et une même espérance. Cette foi et cette espérance, qui les avaient fait marcher, chanter, prier et patienter jusque-là, m’ont touché au plus profond.
J’ai alors compris, d’une manière très concrète, ce que signifie l’unité dans la diversité : nous étions des centaines de milliers, différents les uns des autres, mais nous venions tous pour ne faire qu’« un » avec le Christ qui nous a appelés.


Cette journée m’a également permis de comprendre ce qui m’interrogeait depuis mon enfance : « Comment, il y a environ 2 000 ans, Jésus avait-il pu nourrir 5 000 hommes avec si peu de nourriture ? Et comment une telle multitude pouvait-elle être rassasiée ? » (Mt 14,21)

Ce 26 septembre, au milieu de cette marée humaine rassemblée autour du successeur de Pierre, le pape Léon XIV, j’ai peut-être trouvé ma réponse : c’est l’Esprit qui rassemble et c’est le Christ qui se donne.


Il y a environ 2 000 ans, Jésus nourrissait une multitude avec quelques pains. Aujourd’hui encore, il continue de nourrir son peuple, non plus seulement avec du pain, mais avec son propre Corps donné pour nous !


Ce jour-là, j’ai vu de mes yeux une foule considérable s’avancer vers le Christ. Et j’ai compris que, lorsque l’Esprit Saint réunit, les chiffres, les distances et les différences ne sont plus des obstacles : ils deviennent même le signe de la grandeur de l’oeuvre de Dieu.


Je voudrais aussi remercier et féliciter tous les organisateurs de cet événement hors norme : en moins de quatre mois, ils ont réussi à mettre en place une logistique absolument impressionnante. Derrière chaque détail, chaque déplacement, chaque parapluie, chaque point de communion, il y avait des femmes et des hommes qui avaient accepté de se mettre au service d’une même mission.


Comme nous l’a écrit le père Louis-Marie Drago, responsable de l’équipe Communion :
« Gardons en mémoire la beauté de cette communion vécue sur les Champs-Élysées. Voir tous ces parapluies se déployer les uns après les autres pour guider les fidèles vers les points de communion était une image particulièrement forte ! Merci d’avoir accepté de vous mettre au service de cette célébration, du Christ et de son Église ! Que le Seigneur vous le rende au centuple ! »


Dans notre quotidien, où la foi se vit souvent avec discrétion, nous avons envie de dire au monde que nous sommes fiers et heureux d’être chrétiens. Ce jour-là, nous étions un seul peuple, le peuple de Dieu, debout dans la prière et le silence, pour rendre visible Celui qui est bien vivant et qui nous rassemble.


Le pape Léon XIV est venu raffermir la foi des chrétiens de France et apporter l’espérance en ce temps d’incertitude, sous le thème « Pour que le monde ait la vie ». Un souffle nouveau est en marche !
Au fond de moi résonnera longtemps cette conviction : l’Esprit souffle où il veut (Jn 3,8). Et lorsqu’il est à l’oeuvre, il peut vraiment déplacer des montagnes !


Paul YANG, Xaiv-Tsom
Ancien coordinateur de l’aumônerie des Hmong de France

Témoignage de madame Yaj Txiaj Hawj

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Mes parents se prénomment Tooj Xeeb Tsab et Ntxhoo Yaj. Mon père a décidé que notre famille se convertisse à croire en Dieu en 1963 au Laos. Mes parents aimaient et valorisaient leurs fils et leurs filles de manière égale. Dès l’âge de neuf ans, j’ai été envoyée avec une sœur aînée et deux frères à suivre ma scolarité dans la ville de Luang Prabang au Laos. Nous les filles, vivions chez des religieuses italiennes, tandis que les garçons logeaient chez des prêtres italiens.

Je m’appelle Npliaj Tsab et je suis madame Txiaj Hawj Yaj, femme de catéchiste. Mon mari et moi nous sommes unis et avons commencé notre vie commune en 1969 dans la province de Sayaboury au Laos. Nous avons eu six enfants dont trois fils et trois filles ainsi que quatorze petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Nous avons partagé une union empreinte d’amour et de soutien mutuel pendant quarante-trois ans. Mon mari est décédé en novembre 2012 à Metz en France, nous laissant mes enfants et moi dans le deuil.

Le temps a passé, j’ai vieilli et j’ai envie de vous confier qu’être épouse de catéchiste, c’est devoir soutenir le ministère du mari, l’encourager à se consacrer à la proclamation de l’Évangile de Dieu auprès du peuple Hmong et à répondre aux besoins de l’assemblée et de la communauté, notamment en prenant soin des malades.

L’épouse d’un catéchiste doit donner le bon exemple en faisant preuve d’humilité, de patience et de grandeur d’âme, et en témoignant du respect à son mari. Elle doit veiller avec soin à la propreté du foyer et s’assurer que son mari et ses enfants soient toujours vêtus avec soin. Elle doit apprendre à ses enfants l’obéissance, les bonnes manières et le respect envers leurs parents et les aînés, ainsi que la bienveillance envers les autres enfants de la communauté. En outre, elle doit servir de modèle positif en encourageant les enfants du voisinage à assister régulièrement à la messe du dimanche.

Lorsque les proches ou les invités du mari viennent au domicile, il convient de les accueillir avec le sourire et de leur préparer un repas. Si quelqu’un tombe malade en pleine nuit et vient réveiller le mari, celle-ci ne doit pas se plaindre ; au contraire, elle doit garder le sourire et soutenir les personnes qui sont dans le besoin. La femme du catéchiste doit faire preuve d’amour et de sollicitude, et venir en aide à l’assemblée ainsi qu’à la communauté, en particulier aux pauvres et aux orphelins privés d’amour parental.

Elle sait qu’il est important de nouer des liens d’amitié avec les femmes et les jeunes filles du village, et pas seulement avec les croyants car dans certains villages, des familles suivaient encore la tradition animiste. Il arrive qu’un catéchiste et sa famille s’installent dans un village où il n’y a aucune famille convertie à la Bonne Nouvelle de Dieu. Son épouse doit faire preuve d’une hospitalité sincère et ouvrir sa maison aux voisins et aux membres de la communauté qui viennent rendre visite au catéchiste. Il peut arriver que des visiteurs restent tard dans la soirée ; il faut alors faire preuve de patience.

En 1970 je n’étais qu’une très jeune femme au foyer ou une jeune épouse de catéchiste. Ce que je viens d’énumérer j’ai essayé de le faire et de mon mieux. A cette époque je ne pouvais penser quoi que ce soit car l’éducation de nos parents était ainsi pour nous. Ma vie en France m’a permis de faire le triste constat que la place et la valeur de la femme sont toujours mal considérées par rapport à l’homme de tout temps et dans le monde.

C’est tout de même bien regrettable pour toute cette génération de femmes Hmong. Les prêtres italiens comme les prêtres français n’avaient pas songé à cette perceptive de former aussi les femmes de catéchistes. Les former pour qu’elles puissent mieux porter avec leur conjoint la mission, à savoir par exemple, mener un temps de prière lorsque le catéchiste est absent, d’apprendre l’écriture hmong, chanter les cantiques, d’apprendre la couture avec les machines à coudre aux femmes et aux jeunes filles car dans ces villages reculés elles confectionnaient leurs vêtements à la main.

Durant ce temps de formation des catéchistes à la Maison Mère située à Luang Prabang au Laos, les épouses de catéchistes s’occupaient avec diligence à travailler le potager et à nourrir le bétail, de préparer tous les repas et de s’occuper d’élever et d’éduquer leurs enfants comme n’importe quelle mère hmong villageoise.

Je pense et je reconnais que les prêtres missionnaires de cette période étaient vraiment des parents pour nous et nous, nous étions comme leurs fils et belles-filles, nos enfants comme leurs petits-enfants. Nous étions plus de 70 personnes à vivre ensemble et nous ne nous soucions pas de manquer de nourriture car les prêtres pourvoyaient à tout. Ils nous reversaient une partie de leur traitement pour nous aider. Je leur dois tout et leur suis infiniment reconnaissante. Quand je repense à cette époque je ne peux contenir mes larmes car j’ai l’impression que c’était hier seulement. Parfois j’en viens à regretter que les prêtres n’aient pas eu ce projet de former les femmes de catéchistes mais après tout je pense qu’ils avaient déjà beaucoup à se préoccuper en ce qui nous concernait. Donc, je garde un souvenir ému de leur bienveillance et de l’aide apportée à notre peuple Hmong vivant dans des villages de montagnes isolées. Sans eux, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui.

A la maison Mère de Luang Prabang au Laos, où les catéchistes étaient formés à l’évangélisation, il y avait la messe à 8h du matin tous les jours et en fin de journée on se réunissait pour le chapelet. Nous rendions grâce à Dieu à chaque repas. C’est pourquoi nous devons toujours nous souvenir des paroles que notre Seigneur Jésus nous a enseignées :

Certes, nous devions travailler la terre et œuvrer pour nourrir nos familles et gagner l’argent nécessaire aux besoins de notre foyer.

Toutefois, nous devions aussi consacrer du temps à adorer Dieu et à assister à la messe, peut-être pas chaque jour, mais assurément le dimanche avec un cœur disposé à recevoir le Sacrement qui nourrit nos vies et nos âmes, nous conférant la grâce et la force spirituelle pour nous soutenir. Dans notre foi et notre confiance, la messe et le Sacrement constituent les dons les plus précieux et les plus puissants.

Avoir le Seigneur Jésus constamment à nos côtés nous assure un cheminement sûr et guide nos âmes vers le Royaume de Dieu au Ciel. Lorsque nous prions, nous ne devons pas nourrir de doutes ; au contraire, nous devons faire preuve d’une foi et d’une confiance sincères. Si nous demandons quelque chose à Dieu le Père et au Seigneur Jésus sans l’obtenir, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons nous rappeler que Dieu le Père et le Seigneur Jésus savent ce qui est le mieux pour nous, et qu’ils nous accorderont ce qu’il y a de meilleur.

Nous devons prier avec ferveur et tourner nos cœurs vers Dieu le Père et notre Seigneur Jésus, afin que la puissance et la grande force de Dieu demeurent en nous ; Il enverra alors son Saint-Esprit pour guider nos vies, nous permettant de surmonter toutes les épreuves auxquelles nous sommes confrontés. Nous devrions prier fidèlement le Rosaire, car c’est une forme de dévotion vitale et d’une immense valeur. Lorsque vous priez le Rosaire, ne vous attardez pas sur sa durée ; voyez plutôt chaque « Je vous salue Marie » comme une lumière rayonnante guidant notre chemin vers Dieu le Père.

Notre Mère Marie est une Mère qui demeure constamment à nos côtés ; elle connaît chaque peine de nos cœurs et nous aide à surmonter toutes les difficultés en présence de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Elle intercède pour nous en lui transmettant nos prières.

Que la paix de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ demeure toujours avec vous.

Niam Xib Hwb Txiaj Hawj YAJ

Mr et Mme Yaj Txiaj Hawj

Témoignage de madame Vaj Nyiaj Lwm

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Je suis une Hmong Lauj. Je m’appelle Maiv Yias.

Ma mère s’appelle Cib Xyooj et mon père Tooj Txim Lauj.

Je suis née le 12 mai 1952 au village de Hav Tshauv, dans la province de Noom Hej, au Laos. J’ai 73 ans.

Je suis le quatrième enfant issu de mes parents.

J’ai deux filles et six garçons. J’ai maintenant 22 petits-enfants.

Je n’ai pas encore d’arrières petits-enfants.

Je me suis mariée à l’âge de 14 ans environ. Mon mari et moi nous sommes mariés en février 1967 dans une église de Looj Ceeb.

J’ai passé ma vie avec mes parents à travailler pour subvenir aux besoins de ma famille.

Quand j’étais petite, ma famille n’était pas croyante.

Je vivais avec mon mari et j’ai été initiée à la foi chrétienne à Vientiane. J’ai également reçu le baptême.

A cette époque, les femmes hmong n’avaient pas accès à l’éducation.

Très peu  de femmes fréquentaient l’école des Sœurs.

Étant une fille Hmong n’ayant pas été scolarisée, j’étais en situation d’illétrée.

Je me souviens que je souhaitais apprendre à lire et écrire et j’ai donc demandé au Père Nyiaj Pov de m’en donner l’occasion.

Je n’arrêtais pas d’harceler le père alors il a accepté de me laisser essayer pendant un mois.

J’y suis allée, mais je n’arrivais pas à temps pour les travaux dans la maison du père, ce qui m’a donc amené à abandonner.

À cette époque où l’éducation n’était pas encore accessible, les femmes étaient perçues de manière défavorable par les Hmong. Elles n’avaient aucun droit.

Mon mari et moi sommes allés vivre chez le père pour qu’il puisse être formé pour devenir catéchiste.

Des femmes accompagnaient leurs maris. On était nombreux sous le même toit.

Étant analphabète, j’étais très triste. Ces choses m’ont affaiblie.

Je suis reconnaissante envers mon mari, car il m’a aussi soutenue à ce moment-là. Il m’a appris à être courageuse et à croire en moi. Grâce à lui, j’ai pu exprimer mes talents.

Plus tard, nous sommes allés vivre avec les Hmong dans leur village de Roob Kuj Twm.

Je me souviens des enseignements de mes parents quand j’étais petite : ils m’apprenaient à parler gentiment aux autres, à être bienveillante envers les personnes.

Alors, je parlais aux mères du village, j’allais travailler avec elles, je leur proposais de venir travailler avec moi, de s’entraider pour cuisiner et de gagner leur confiance.

Les Hmong du village ne souhaitaient plus que nous partions.

Le prêtre envoyait les enseignants vivre dans un quartier temporairement. Plus tard, il envoyait un autre couple d’enseignants.

La parole bienveillante résonnait en moi, et elle a fortifié ma foi dans ma vie.

J’étais persuadée que je devais bien parler à mes enfants et les éduquer avec douceur. Les enfants sont des enfants, ils ne comprennent pas comme les adultes

Si les enfants recevaient bien la parole bienveillante, ils seraient obéissants et se lieraient à moi. C’est pourquoi j’ai dit à mon époux de me confier la responsabilité de l’éducation des enfants.

Je ne savais pas lire et ni écrire, mais je crois que bien parler est un moyen d’inciter les autres à faire le bien.

Parfois, j’allais vacciner les villageois et je les aidais en leur donnant les médicaments.

Les diacres nous ont appris à vacciner. Avec de la détermination et quelques répétitions, nous y parvenions.

En 1974, nous sommes retournés à Vientiane.

Nous nous sommes toujours considérés au même niveau que chaque villageois.

Nous avons beaucoup d’enfants et recevons souvent des invités, mais j’apprends toujours à mes enfants à être calmes et sereins.

Etant donné que je n’ai pas fait d’études, je ne peux donc rien leur apprendre pour les aider. Cependant, j’ai toujours des paroles bienveillantes à leur égard.

Aujourd’hui, mes enfants sont déjà grands et s’ils ont des questions ils attendent toujours de pouvoir me les poser. Je leur transmets de bonnes valeurs, je leur dis des paroles encourageantes pour qu’ils aient la motivation d’étudier.

Partout où j’allais, que ce soient des parents, amis, tous me demandaient un conseil pour améliorer leur vie…

Je ne savais pas grand-chose, mais ils disaient vouloir un bon conseil de ma part pour les guider.

Ils utiliseraient mes paroles pour changer leur cœur… Ils ne voulaient rien venant de ma part, ils souhaitaient juste une parole bienveillante.

J’ai toujours pensé qu’il fallait être humble pour permettre aux autres de venir à soi et se sentir proches de soi. Le chemin de la générosité est très difficile, mais il faut le suivre tout au long de sa vie.

Faire le bien afin de recevoir une bonne parole et une bonne réputation tout au long de notre vie.

La patience est la clé de la victoire.

Je remercie le Seigneur Dieu car je crois fermement que l’Esprit de Dieu est en moi ; voilà pourquoi je peux être patiente.

Cela est ce qui me rend vraiment heureuse.

Mr et Mme Vaj Nyiaj Lwm

Témoignage de madame Yaj Tswv Nkaub

Propos recueillis par Joanne Yang

Traduction en français par Marie Siong (niam Tsav Thwj Xyooj)

Parlez-moi de vous.

Je m’appelle Maiv See Thoj. Je suis née en 1953 dans le village de Roob Nyuj Qus, dans la province de Muas Loob au Laos. J’ai actuellement 72 ans. Le nom de ma mère est Npib Xyooj et celui de mon père est Npuag Foob Thoj. Je suis l’aînée de la famille. Mon mari est le catéchiste Yaj Tswv Nkaub. J’ai 5 filles et 3 fils. J’ai 25 petits-enfants et 7 arrière-petits-enfants.

Mon mari est venu me demander en mariage en 1967. J’avais 14 ans en ce temps-là. Le père Zoov Phooj était un prêtre d’origine italienne. Il vivait dans notre village et c’est lui qui a célébré notre union et nous a fait promettre de mener une vie religieuse. J’ai épousé un catéchiste et nous avons cohabité sous le même toit que le prêtre. A cette période, j’étais encore jeune et sans expérience. Cependant, il y avait également des conjointes de catéchistes plus âgées. Certains catéchistes étaient des hommes mariés, alors que d’autres, qui étudiaient pour devenir catéchiste, étaient célibataires. Le prêtre hébergeait des étudiants tout en donnant des soins aux malades.

Les femmes qui sont épouses de catéchistes n’étaient pas instruites. Elles étaient originaires des hauts plateaux, accompagnaient leurs maris qui étaient en apprentissage pour être catéchistes voire diacres. Nos filles Hmong sont particulièrement douées en matière de cuisine.

L’essentiel, c’est que lorsque plusieurs femmes cohabitent ensemble, elles se doivent de se respecter, d’éviter des propos désobligeants, ne pas colporter de ragots pour maintenir la paix, et de faire preuve de patience et de compréhension. Nous, les femmes, étions nombreuses et nous travaillions en binômes : deux femmes s’occupaient d’une tâche, deux autres d’une autre, et toutes s’entraidaient dans la préparation des repas. Étant donné qu’il y avait beaucoup de monde, au moment de préparer à manger, chacune devait se rendre à son poste sans attendre. Au moment de passer à table, tout devait être prêt pour le repas. Nous cohabitions depuis de longues années, sans jamais avoir de disputes ni de commérages. Le prêtre avait mis en place des règlements que tous étaient tenus de suivre pour vivre en harmonie.

Mon mari et moi sommes allés enseigner la catéchèse dans les hauts plateaux. Nous avons vécu dans le village de Nyoj Tub, qui est un grand village. Le prêtre donnait des médicaments aux catéchistes des montagnes. Si des villageois en réclamaient, il leur en donnait. Le matin, le catéchiste distribuait des médicaments ou faisait des piqures à ceux qui en avaient besoin. Après le déjeuner, il rendait visite aux personnes âgées malades à domicile, ainsi qu’aux croyants et aux non-croyants. Il visitait tout le monde qu’il connaissait. J’avais un potager et un champ de blé. J’élevais des poules, des cochons, des poissons, quelques canards.

Le catéchiste ne m’aidait pas dans mes tâches, il avait les siennes. Pendant la saison des récoltes de riz ou le désherbage, j’embauchais quelques femmes Hmong pour travailler avec moi dans les champs, et une jeune fille Hmong du clan Lauj pour s’occuper de mon enfant. Nous étions allés vivre du côté du pays ravagé par la guerre et nous nous étions cachés dans la forêt avec les Hmong pour construire quelques abris pendant quelques jours. Nous avions aussi emporté des hosties sacrées avec nous, de peur que les assaillants venaient à les jeter au sol, les piétinaient et fouillaient la maison. Les hosties étaient une chose de première importance.

Il arrivait parfois que le catéchiste ne soit pas à la maison, et je procédais également à faire quelques injections. Je le voyais pratiquer quotidiennement en aspirant le médicament dans l’aiguille et en l’injectant au patient. Lorsque je vivais avec ma mère, mon oncle était un catéchiste ; il réalisait des piqûres. Je l’observais lors de son activité, et il marquait d’une croix avec sa main l’endroit où il avait prévu d’insérer l’aiguille afin d’éviter de toucher la veine. Quand j’allais faire des injections, j’espérais aussi que la Vierge Marie m’aiderait à bien faire mon travail pour qu’il n’y ait pas de problèmes. J’ai également prié pour les malades. Parfois quand ils arrivaient et que mon mari n’était pas là, ils me demandaient instamment de les accompagner.

En effet, les Hmong ne voient pas la maladie comme étant causée par un virus ou une affliction. Même s’ils prenaient des médicaments, ils croyaient toujours qu’un esprit les persécutait et ne pouvaient pas attendre le retour du catéchiste. Les prêtres avaient l’habitude de prier pour les personnes âgées et les enfants, c’est pourquoi j’avais utilisé cette pratique. Concernant les rites funéraires chez les Hmong, ils diffèrent de ceux pratiqués ailleurs. Que nous vivions au Laos ou en France, c’est toujours la même chose car la situation est marquée de tristesse. Tandis que d’autres communautés ne ressentent ni crainte ni inquiétude, nous, en tant que Hmong, nous vivons une réalité différente. Chaque personne possède une âme, présente dans son corps, son sang, ses pensées et son esprit. Que ce soit au Laos ou en France, chaque fois que mon époux catéchiste doit assister à des obsèques pour accomplir les rites, je prie toujours Dieu de lui apporter son aide pour mener à bien sa mission, de veiller sur lui lors de son voyage de retour, ou de le préserver de la peur et de l’angoisse et de le garder en bonne santé.

Quand j’avais 9 ans, ma petite sœur est décédée suite à une prise de médicaments. Un jour, j’ai vu le père Paj Zeb tenant un chapelet. Je lui ai demandé ce qu’il allait faire ; il m’a répondu qu’il allait prier et réciter le chapelet pour demander à la Vierge Marie d’aider ma sœur à aller au ciel. Le père m’a demandé sije croyais que la Vierge Marie pouvait aider ma sœur. Je lui ai répondu que j’y croyais. Puis il est allé sur la tombe. Je l’ai revu plusieurs fois s’y rendre dans l’après-midi.

Je garde en mémoire les paroles du Père Paj Zeb sur le Rosaire. Elles ont fait naître en moi la foi et la confiance dans la puissance du chapelet. Depuis, je prie pour tous ceux à qui je pense, en particulier ceux qui traversent des épreuves, pour ma famille et pour moi-même.

Dans ma vie, je place ma confiance en Marie. Dès que je suis mariée, j’ai demandé à Marie de veiller sur ma vie, pour que je puisse voir grandir mes enfants et mes petits-enfants… En 2014, je suis allée à Lourdes, j’ai eu une révélation… J’ai réalisé qu’à mon âge, je n’avais pas remercié Marie ! Les larmes me sont montées aux yeux. J’ai pris le temps de présenter mes excuses et de remercier Marie, ma Sainte Mère, qui m’a accompagnée toute ma vie.

Quand je travaillais, je devais toujours prendre un peu de temps pour prier. Maintenant, je suis âgée, je ne travaille plus, j’ai le temps pour la prière. La prière est essentielle pour faire grandir sa foi et remplir la lampe de son cœur d’huile pour garder sa flamme ardente afin d’éclairer son âme le moment venu. Nous devons nous entraîner à être vigilants comme les vierges dans l’épisode de l’Évangile annonçant la venue de l’époux.

1 « Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.,

2 Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :

3 les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

4 tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.

5 Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

7 Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

8 Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”

9 Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11 Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

12 Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.,

Aujourd’hui, nous sommes âgés. Mon mari continue d’aider la communauté Hmong d’Orléans, la ville où nous habitons. Il continue à prier et à aider chaque fois qu’un problème survient. Je ne cesse de prier pour lui, espérant que tout se passe pour le mieux.

Je me souviens de l’année 1975, lorsque le pays a été dévasté. Nous ne vivions plus comme étant une seule famille ; nous avons tous quitté le pays pour vivre séparément et nous ne pouvions plus cohabiter sous le même toit. Nous continuons à penser les uns aux autres et partager nos nouvelles jusqu’à aujourd’hui.

Enfin, je remercie Dieu pour le Saint-Esprit qui nous a toutes aidées, nous les épouses des catéchistes et diacres, à nous respecter les unes les autres et à vivre ensemble pendant de nombreuses années sans aucun problème.

Création Association

Bonjour à tous

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture de notre association depuis le 25 mars 2026.

ASSOCIATION POUR LA CULTURE ET LA FORMATION DES HMONG CATHOLIQUES DE FRANCE (ACFHCF)

Nous vous rappelons que le fonctionnement de l’Aumônerie ne change pas.

Témoignage de Foi – Kelly Ya

Le caté que j’enseigne auprès des enfants m’apporte énormément car je revis à travers eux, la foi chrétienne, l’apprentissage des bases de la Bible et très souvent, grâce à leurs questionnements, et au professionnalisme des catéchistes avec qui je travaille, les réponses qu’on leur apporte me permettent de me remettre moi-même en question et d’appliquer ce que Dieu nous demande de faire autour de nous. Je me nourris de cette foi chrétienne à chaque séance de caté et quand la matinée est terminée, je me sens joyeuse car le temps que j’ai passé avec eux m’a permis de me rendre utile : aux autres et aussi à moi-même.

Nous avons tous été « petits » et nous gardons cette enfance en nous malgré les responsabilités qui nous incombe avec le temps. Enseigner aux plus jeunes, ce ne sont pas que des mots et des textes, cela passe par le chant, la danse, les gestes, les mouvements. De transmettre de cette façon, par le chant et la danse, permet au plus jeune d’être acteur de leur foi et de mieux comprendre les paroles, les écritures. C’est transmettre pleine d’allégresse et ça réchauffe les coeurs.

J’ai débuté le bénévolat au caté à St Jean de Bosco avec très peu d’apprentissage derrière moi (2 années d’aumônerie quand j’étais au collège). Aujourd’hui, je peux dire que grâce à la persévérance, le soutien et la confiance des catéchistes avec qui je travaille, j’ai pu faire grandir ma foi, mon envie d’apprendre et d’écouter. Pas seulement d’entendre la Parole de Dieu mais l’écouter avec le coeur et garder cette Parole en moi pour la nourrir et la faire grandir. Ces années de bénévolat m’apportent à chaque fois énormément car je découvre et redécouvre des évènements bibliques à travers les séances de caté. Et les explications apportées aux enfants, je les applique moi aussi dans mon quotidien et grâce à tout cela, ma foi grandit.

Dans la communauté à Don Bosco, il y a une population très diversifiée car nous sommes un « peuple du monde ». Des origines différentes mais pourtant, avec un seul et même objectif qui nous rassemble : Dieu. Mes origines Hmong m’ont donné un cadre et je trouve qu’il y a beaucoup de similitudes dans les coutumes que je transpose à la religion chrétienne. Et de cette réflexion, j’essaie de la transmettre aux enfants à travers le caté. Car nous avons tous à notre niveau, le pouvoir de faire grandir la foi en chacun de nous, et auprès de ceux que nous côtoyons. En tant que parent, nous l’enseignons à nos enfants, en tant que catéchiste, je l’enseigne à tous les enfants du caté, je les amène à réfléchir et à trouver leur propre identité tout en s’inspirant de leurs racines.

Kelly avec les enfants au caté

« NOTRE DAME DU LAOS » MESSE POUR LES MARTYRS DU LAOS

Nous avons la grande joie de vous informer que la communauté laotienne a obtenu la mosaïque de » Notre Dame du Laos » à Nazareth en Israël.

Nous avons été convié le samedi 5 avril 2025 dernier, à Fontenay-sous-Bois, à l’église de Ste Thérèse, a eu lieu une messe d’action de grâce pour annoncer la réalisation de la mosaïque.

Le cœur de nos frères et sœurs lao tressaillent de joie d’avoir accompli leurs deux projets : la plaque du Notre Père en langue lao et la mosaïque de Notre Dame du Laos.

 Pour notre cté Hmong, nous y voyons une espérance pour œuvrer dans le projet de la représentation de Marie en Terre Sainte.

Notre Dame du Laos,

Tu es là, au cœur de la vie de tes enfants lao.

Dans ton regard bienveillant tu les appelles,

Tu  les cherches pour les rendre heureux.                             

Dans le berceau de tes bras protecteurs,

Tu les portes éternellement par ta grâce reçue

Et ton amour immense travaille leurs cœurs.

AMEN

Joanne YANG

Le samedi 13 décembre 2025, les communautés vietnamienne/ lao/ thaïlandaise/ hmong ont été conviées chez les MEP ( Missions Etrangères de Paris) pour célébrer la messe pour les martyrs du Laos.

Depuis décembre 2016, chaque année, les dites communautés se retrouvent pour vivre ensemble un moment de prières par la messe, de convivialité par le partage d’un grand repas et de fraternité par la rencontre.

Ces 17 martyrs; des prêtres missionnaires français et italiens des congrégations OBLATS et MEP, un jeune laïc laotien et des catéchistes dont un qui est hmong.

Ces disciples missionnaires sont morts au nom de leur foi dans le pays du Laos.

Pour nous baptisés, faire mémoire de ces martyrs et prier tous ensemble pour eux et pour nos communautés nous renvoie à notre propre foi.

Une foi qui se doit de continuer à grandir pour ne pas oublier tous ceux qui avaient préparé le chemin.

Une foi qui unit pour rappeler que nous appartenons à un même Père Céleste.

Une foi qui se partage pour apprendre à mieux se connaitre et vivre ensemble.

        Joanne YANG, coordinatrice aumônerie Hmong de France.

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Témoignage de l’association AECHCE sur le Père Alain, accompagnateur de la communauté Hmong en région Rhône-Alpes.

Le Père Alain de Montjamont s’est endormi dans la paix du Seigneur le 31 octobre 2025 dans sa 99e année et la 74e année de son sacerdoce.

Les obsèques ont eu lieu le vendredi 7 novembre 2025 à 10 heures en la cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

Père Alain a évangélisé de nombreuses familles Hmong de Saône et Loire entre 1984 à Aout 1996 et a permis de nombreuses conversions.

Témoignage de la communauté Hmong :

Cher Père Alain,

C’est avec une grande peine que la Communauté Hmong a appris votre départ.

Vous êtes arrivés en 1984 en tant qu’Adjoint au Curé de Saint Cosme à Châlon-sur- Sâone.

Vous aviez en charge le service diocésain des migrants et donc la Communauté des réfugiés Hmong jusqu’à votre départ en août 1996.

Nous conservons un excellent souvenir de vous car vous avez été un prêtre dévoué à votre ministère. Nous admirons chez vous le don de votre personne au Seigneur et à l’Eglise, votre grande simplicité de vie et votre enracinement dans la Parole de Dieu.

Nos familles Hmong gardent en chacune d’elles des souvenirs partagés avec vous, qu’ils soient dans la joie ou dans la peine.

Votre attention aux personnes, en particulier aux plus petits et aux plus faibles ainsi que votre qualité d’écoute ont relevé beaucoup de personnes qui, aujourd’hui, vous remercient de votre main, tendue dans ces moments d’épreuves.

Ceux qui ont croisé votre route sont devenus des amis et pour eux, la Bonne Nouvelle de l’Evangile avait un visage, celui d’un Père qui les accompagnait sur les chemins de leurs vies : les mariages, les baptêmes, les confirmations et les funérailles… Mais chaque moment a été dans l’espérance.

Animé par le souffle de l’Esprit Saint, vous avez été ce serviteur et qui nous invite aujourd’hui, Frères et Sœurs, à travailler sans relâche pour construire une terre plus fraternelle, à retenir de vous, Père Alain, cette exigence d’une vie personnelle, en conformité à l’Evangile : la pauvreté, l’humilité et la contemplation du Christ présent en tout homme.

Il y a 3 ans, lors de votre anniversaire, nous nous réjouissions de vous voir, un jour, centenaire. Vous nous aviez répondu : « Oh que non ! J’ai hâte de rencontrer le Seigneur !»

Aujourd’hui, Cher Père Alain, votre désir est enfin exaucé :

« Que le Seigneur vous bénisse, et qu’Il vous garde ! Que le Seigneur fasse luire sa face sur vous et qu’Il vous accorde sa grâce ! »

« Cher Père Alain, bon et fidèle serviteur du Seigneur, vous pouvez entrer maintenant dans la joie de votre Maître. Prenez place à sa table »

Toute la Communauté Hmong s’unit dans la prière, à votre famille, à vos amis et à l’Eglise pour le repos de votre âme et elle vous dit : Merci, merci infiniment pour ce don de vous-même à vos Frères et Sœurs Hmong !! 

Congrès Mission à Paris

Le Congrès Mission s’est tenu à Bercy Paris les 7-8-9 novembre 2025.

Qu’est-ce-que c’est ?

c’est un carrefour de rencontres avec des catholiques, prêtres, religieux et religieuses venus de toute la France

pour découvrir, entendre, voir tout ce qui existe et qui fait vivre la foi aujourd’hui dans l’Eglise.

Des temps de tables rondes pour entendre des témoignages de foi sur différents thèmes, des villages ( stands) qui présentent leur mission, leur engagement,

des pépinières ( stands) qui présentent des idées nouvelles ou revisitées pour dynamiser les ctés.

A chacun de prendre ce qui lui semble réalisable  et adaptable au sein de sa cté, de sa paroisse, de son groupe.

J’y ai vu la place donnée aux jeunes qui témoignent et ceux qui ont chanté les chants de la messe avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. 

Voir qu’il y a des jeunes qui sont acteurs pour ce congrès mission m’a fait retenir la phrase suivante qui sonne comme une maxime:

 » C’est l’Eglise qui doit aller vers les jeunes et non les jeunes qui doivent venir vers l’Eglise. »

                     Joanne YANG, coordinatrice aumônerie Hmong de France